‹ La guerre de l'indépendanceChapitre 28 sur 40 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

Maréchal de camp : le marquis de Saint-Simon ;

Brigadier: M. de Custine.

On s'etet mis en garde contre une nouvelle surprise, et M. d'Aboville, commandant de l'artillerie, a trouvé moyen de fortifier, par de nouvelles battfries, la seconde parallèle. Après le manque de prudence, l'excès de précautions. C'est toujours ainsi. On prévoit, cependant, qu'on n'aura pas à repousser une autre sortie. Cornwallis songe à gagner Gloucester. Le gros temps empêche le passage. D'ailleurs, plus loin, derrière Gloucester, veillent de Choisy etLauzun.

Les assiégeants, par un feu d'enfer, ouvrent, en plusieurs endroits, des brèches. Les Anglais ripostent, tuent deux Français et en blessent dix, entre autres le marquis de Saint-Simon. Ils ne semblent pas émus. Un voile cache leur effroi. La mèche n'allume encore les canons que dans le but unique de persuader aux Français et aux Américains qu'on est toujours très-fort, ce qu'on n'ose plus s'avouer à soi-même.

314 GUERRE DE L'JNDÉPENDANCE.

Clinton ne viendra pas. La dernière chance de salut s'est évanouie.

Doit-on prévenir, parla capitulation, l'assaut général?

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