‹ La guerre de l'indépendanceChapitre 5 sur 40 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

blesse que nous ne devons pas laisser dévorer par l'oubli.

A tout Français qui ira voir l'exposition de Philadelphie, je me permets donc de recommander le livre de M. Chotteau. Après l'avoir lu, aucun Français ne se sentira étranger aux États-Unis. Partout il trouvera le souvenir de Lafayette et de nos soldats. La plupart du temps, le voyageur, éloigné de son pays, éprouve de cruels moments de tristesse. Il est comme perdu chez un peuple qui ne parle pas la même langue que lui, qui n'a ni ses idées, ni son passé, ni ses souvenirs; mais en Amérique, si la langue n'est pas la même, il y a les mêmes souvenirs et le même passé. Les États-Unis ne datent que d'hier; les demi-dieux de leur âge héroïque , c'est Washington , c'est Lafayette ; les noms les plus célèbres de leur histoire et les plus familiers, ce sont ceux de la guerre d'indépendance, et ces noms sont indifféremment ceux des généraux américains et des généraux français: Greene, Rochambeau, Gates, Viomesnil, Lee, Lauzun, Lincoln, Guillaume de Deux-Ponts, Duportail, Saint-Simon, Custine, etc. Ces nobles souvenirs, les fêtes du centenaire vont les évoquer. A côté des noms français et américains, ressusciteront ceux de Kosciusko et de Pulaski; mais il n'y

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