‹ La guerre de l'indépendanceChapitre 7 sur 40 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

jours. C'est ce qu'a fait M. Chotteau, c'est ce qui donne à son livre tout l'intérêt de la nouveauté, c'est ce qui en fait en même temps le charme et l'utilité.

Ed. Laboulaye.

Avril 1876.

Pourquoi ce livre ?

Un jour, il y a près d'un siècle, la France, affaiblie, languissante, ruinée, vit les flots de l'Océan lui apporter la plainte éloquente et fière de l'Amérique.

La France, sur le bord de l'abîme, va oublier, pendant un instant, ses douleurs, et adresser aux soldats de Washington des voeux ardents mais stériles. Non. La nation qui n'a plus d'armée, dont les coffres sont vides, envoie aux Américains des hommes et de l'argent.

Secours inespéré! Il sauve l'Amérique.

L'histoire des Français qui teignent de leur sang les plaines du Nouveau-Monde, dans le seul but de faire triompher, à 1,500 lieues de la patrie, la cause de la liberté, nous séduit. Nous allons la retracer.

L'indépendance, proclamée à Philadelphie le 4 juillet 1776, a survécu. L'heure du centenaire sonnera bientôt.

La date glorieuse excite, là-bas, des transports

d'allégresse. Nous la saluons, ici, en rappelant à nos contemporains par quels efforts nos ancêtres ont su favoriser l'avènement d'un grand peuple.

Puisse le récit des joies partagées, et des peines subies en commun, ranimer la flamme de l'ancienne amitié de la France et de l'Amérique.

Si nous parvenons à jeter dans les coeurs le désir plus vif de l'alliance, nous donnerons l'idée de l'union des intérêts entre les deux pays. Et ce livre ne sera pas inutile.

Léon Chotteau.

Suresnes, février 1876.

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