AUTRES NATIONS
La Turquie était, depuis plusieurs années, entre les mains de l'Allemagne. Une très forte mission militaire, commandée parle général prussien Liman von Sanders, s'était installée à Constantinople et s'occupait active- 5" ment de la réorganisation de l'armée turque, en corn-' mençant par le corps d'armée de Constantinople.
Il était donc très possible que l'armée turque se . joignît à l'Allemagne, en cas de conflit européen.]. Elle était, disait-on, capable de mettre sur pied' 800 000 hommes. Mais avait-elle les cadres, le matériel * de guerre nécessaires pour cela?
La Bulgarie pouvait également être mutiiiur [un l'Allemagne et l'Autriche. Son armée avait fait vaillamment son devoir dans la guerre des Balkans contre la Turquie, en 1911 ; elle y avait môme joué le rôle capital, en battant la plus forte armée turque, puis en s'emparant avec une grande énergie d'Andrinople. Mais à la
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paix, elle se lança dans des récriminations contre ses alliés de la Grèce et de la Serbie, et lâcha nettement sa conquête d'Andrinople, pour les attaquer. L'intervention de la Roumanie la força à s'arrêter; mais il était resté dans Tâme du peuple bulgare une grande aigreur, surtout contre la Serbie; et cette disposition d'esprit pouvait être exploitée d'autant plus facilement, qu'on savait le roi Ferdinand de Bulgarie tout enclin à naviguer dans les eaux de l'Autriche.
L'armée bulgare pouvait atteindre 400 000 à 500000 hommes. Elle était bien encadrée. Son étatmajor avait fait, comme la troupe, preuve d'une grande valeur en 1911.