LE DECLENCHEMENT DE LA GUERRE
Oser déclencher une source de deuils, de désastres ussi monstrueux, uniquement par ambition, par rgueil, par soif d'une gloire malsaine, est le crime le lus odieux, le plus hideux de Fhistoire. Et TAllelagne en partage la responsabilité avec son souveain. Elle s'en est constituée la complice par ses manifestations haineuses, par son mépris du droit, par sa
loi du plus fort », par son stupide « Deutschand ber ailes », par son désir de voler, de piller ses oisins.
A côté du crime, il y a eu — bien heureusement pour eus — deux grandes fautes commises, dans le déchaîement de la guerre : La désinvolture, Tinjustice agrante, cruelle, avec laquelle les deux Empires allelands ont menacé la Serbie et annoncé ainsi une vance de l'Autriche dans les Balkans et sur TAdriaque, devait fatalement inquiéter l'Italie et la pousser ers les Alliés. D'un autre côté, l'Angleterre allait être écessairement amenée à jeter dans la balance le poids e sa haute situation, de sa flotte toute-puissante, de a vaillante, énergique armée de terre, par le plan Uemand consistant à fouler aux pieds la Belgique, au lépris de tous les droits, tous les traités.
Ces deux fautes capitales ont pesé sur toute la grande uerre. Lajutte s'est ouverte, pour la France et ses lliés, dans des conditions relativement favorables, ar ils avaient pour eux l'opinion publique mondiale; t l'on pouvait espérer sans forfanterie que, malgré avance de l'Allemagne et le danger effroyable résulmt de la perfection de sa préparation, la résistance, es Alliés réussirait à s'organiser, à s'améliorer, et u'avéc le temps leur supériorité numérique, leur idignation, la justice de leur cause finiraient par dompher de la brutalité, de la barbarie, de la fourerie de leurs adversaires.
Nous allons, dans la deuxième partie de cet ouvrage, xposer brièvement, mais non sans émotion, les ingues, sanglantes péripéties de cette lutte, la plus
ZunLTNDEN. — I. 6
terrible, et aussi la plus belle de Thistoire pour le droit; pour la liberté des peuples.
Ce n'est pas seulement TAlsace-Lorraine qui attend sa libération, c'est Trente, Trieste, les Yougo-Slaves les Tchéco-Slovaques, la Roumanie, la Pologne... G'esl « la guerre de libération «. ' T