EN BELGIQUE
L'armée d'avaat-garde allemande arriva devant Li%e le 4 août, et somma la place de se rendre.
Liège était défendu par 40 000 belges, sous les ordres de l'héroïque général Léman, qui repoussa fièrement les sommations de l'ennemi. La ville et les forts furent bombardés pendant plusieurs jours. Après quelques vaillantes contre-attaques des Belges, les Allemands réussirent à pénétrer dans la ville; mais les forts continuèrent à tenir avec la plus grande énergie et immobilisèrent pendant plusieurs jours 120 000 Allemands.
A la fin, écrasés par une artillerie formidable, les forts tombèrent successivement entre les mains de Tadversaire. Cette belle défense, si glorieuse pour la Belgique, a été des plus utiles à la cause des Alliés; car elle a ralenti de plusieurs jours les gros efforts allemands. Enthousiasmé, le gouvernement français
est empressé d'envoyer la croix de la Légion d honneur à la noble ville de Liège.
Pendant ce temps, après avoir rejeté, dans l'attitude
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la plus digne, la plus fière< les propositions réitérées* de l'empereur Guillaume, le roi Albert I" s'était mis* à la tête de Farmée belge, sur la Gette, pour couvrira! Bruxelles et Louvain. Il ne tarda pas à être aux prises<( avec la redoutable, Fénorme aile droite allemande, qui^ débouchait de tous côtés pour traverser rapidement la^ Belgique et pour attaquer l'aile gauche française.
Le 12, sous les yeux du roi, combat de Haelen,^ heureux pour les Belges; le 18, combat de Tirlemont;^ le 19, après avoir lutté à Aerschot, la vaillante et, héroïque armée belge se retira dans le camp retranché ^ d'Anvers. :
L'invasion allemande donna lieu à d'autres combats \ avec la cavalerie et les troupes de couvertures fran- ; çaises. Dès le début de cette invasion, notre grand ] corps de cavalerie — général Sordet — avait été j poussé en Belgique pour reconnaître l'ennemi et i prendre le contact avec ses têtes de colonnes. Le ; 16 août, à Dinant, des troupes de cette cavalerie et de j notre infanterie infligèrent un échec aux Allemands. " D'autres rencontres eurent lieu à Houx, Fiorenville, Gembloux.... Après plusieurs combats, Namur fut investi par l'ennemi le 21, et bombardé avec une violence extrême par une artillerie des plus puissantes comprenant des 420 allemands et des 305 autrichiens, i La ville tomba, le 24, aux mains de nos ennemis. !
Sauf Anvers, où l'armée belge organisait sa résis- i tance, et la bordure de frontière occupée pas nos troupes, toute la malheureuse Belgique était maintenant piétinée par les Allemands, qui la terrorisèrent par les atrocités les plus épouvantables, les plue criminelles de l'histoire.