‹ La guerre de libération, 1914-1918 (volume 2)Chapitre 44 sur 69 · LES OFFENSIVES AÏ.LEMANDES SUR VARSOVIE · texte numérisé non relu

LES OFFENSIVES AÏ.LEMANDES SUR VARSOVIE

Après ces premières opérations, tout à Thonneur de Qos alliés, on se prépara dans les deux camps à de aouvelles luttes. Résolu à persévérer dans Toffensive 9t à marcher de la Pologne sur la Silésie prussienne, le grand-duc Nicolas acheva la concentration de ses masses en Pologne.

De son côté, Tempereur Guillaume, qui avait pris le haut commandement sur les armées de l'Autriche

me attaque centrale, pour les envelopper et les détruire, ressemble :rait pour trait à la bataille de Cannes, gagnée par Anîiibal sur les Romains, deux cent seize ans avant J.-G.

comme sur les siennes, estima que, tout en agissant^ énergiquement en France pour réparer Téchec de ses^ tentatives sur Paris et la perte de la bataille de la^ Marne, il avait tout intérêt à prendre l'initiative eÛ même à agir avec ostentation contre la Russie.

Il fit annoncer, des opérations sensationnelles sut\ Varsovie. La conquête de la Pologne devint Tobjectif j des impatiences, des appétits allemands. Pour lai réaliser, l'armée de Hindenburg fut massée secrè-^ tement en Silésie et successivement renforcée par desi troupes tirées de Tintérieur et même du front dei France. L'Allemagne fut sillonnée de transports de\ troupes en chemin de fer.

En octobre, cette armée puissamment organisée se j met en marche de la Silésie vers la Vistule moyenne, , pendant que les Autrichiens font une forte diversion | au sud de la Galicie et prennent Toffensive pour j essayer de débloquer Przemysl. L'armée de Hinden- '■ burg fait des progrès en Pologne, pendant plusieurs ! jours; mais alors, elle se heurte aux masses du grand- 1 duc, qui la rejettent en Silésie.

L'opération est manquée du côté autrichien comme i du côté allemand. Aussitôt, nouvel ordre impérial ; nouvelle concentration des armées Hindenburg, pluj \ au Nord, vers Thorn. Bientôt, ces armées prennen j l'offensive entre la Vistule et la Wartha, pendant qu'ai Sud les Autrichiens, débouchant des Carpathes, tenien de déborder Taile gauche des Russes.

Nos alliés parent énergiquement l'attaque de flan« des Autrichiens. Dans le Nord, ils sont fortemen pressés par l'armée allemande de Thorn, qui, com | mandée par le général von Mackensen, se porte, ei | masses épaisses, dans la direction de Lods, tandi | qu'une autre armée allemande, accourant de Silésie ; menace nos alliés sur la Wartha.

La 'situation était mauvaise pour les Russes. Eli fut sauvée par l'habileté et le sang- froid du grand-du( qui, concentrant rapidement ses troupes et leur demai

lant des efforts surhumains, enveloppa à son tour armée de Mackensen. Les Allemands ne réussirent à ortir de ce formidable étau qu'au prix d'énormes acrifices — 24 novembre 1914.

Peu de temps après, nouvel ordre de l'empereur luillaume. Nouvel effort de Hindenburg, nommé naréchal, qui marche sur Lods pour surprendre les \usses et percer leurs lignes. Lods'est pris; mais le ront de nos valeureux alliés reste intact. La troisième entative du Kaiser sur Varsovie échoue comme les leux premières.

La quatrième a lieu en février 1915, malgré Thiver ■i les énormes difficultés des communications dans ce )ays. Elle part de la Prusse orientale. Hindenburg comnence par repousser les Russes de la région des lacs de >Iazurie et entame sa marche sur Varsovie. Mais il est )attu à fond par le grand-duc, à Prasnicz, le 27 février, 't perd plusieurs canons avec 10 000 prisonniers.

Au Sud, en Bukovine et le long des Carpathes, les Austro-Allemands sont contenus énergiquement par 108 alliés, qui ont également des succès dans le Gauase, contre la Turquie ayant pris fait et cause pour 'Allemagne.

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