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LE FRONT DE FRANGE EN SEPTEMBRE

En septembre 1915, l'entrée en en ligne de nombreuses troupes anglaises avait permis de mettre en réserve et d'entraîner spécialement pour l'assaut plusieurs corps d'armée, réunis en armée et confiés au général Pétain.

Le haut commandement de nos armées avait été perfectionné. Le général Jotfre avait divisé nos armées en trois groupes : celui de l'Est, de la Haute-Alsace à la Woevre, était commandé par le général Dubail; celui du Centre, de Verdun à Compiègne, par le général de Castelnau; celui du Nord par le général Foch.

L'état de nos troupes était superbe. Tous les personnages admis à les visiter rentraient émerveillés par leur gaieté, leur entrain, leur excellent esprit, la foi

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dans leurs chefs, dans la victoire, comme par leur aiw de santé et de vigueur. Et ceux qui avaient Texpé-: rience des choses militaires n'hésitaient pas à déclarerl que cet aspect, cet état si satisfaisant de nos régimentai d'un bout à lautre de notre énorme front, étaient laii preuve irréfutable de Texcellence de notre haut commandement et devaient augmenter la confiance de lai nation dans le généralissime.

Partout dans les régiments, et surtout dans ceux dcn l'armée de manœuvre du général Pétain, on s'entrât^ nait à l'assaut, dont les règles avaient été fixées à la| suite des rudes attaques de l'Artois.

Il était indispensable d'arrêter ces règles après les^ avoir étudiées; car l'attaque dans la guerre de tran« chées diffère essentiellement de l'attaque dans \an guerre de mouvements. Il n'y a plus de préliminairea de combat, d'avant-gardes, de marches d'approche..;^ tout est dans la préparation de l'assaut, par l'artillerie.^ et dans l'assaut lui-même par l'infanterie. ;

Cet assaut, qui dans la guerre de mouvements dur«^ quelques minutes, prend des heures, des journées dei dangers, d'efforts inouïs, dans la guerre de tranchéeë^^ Car il s'agit d'emporter des amas de défenses supei?*» posées, enchevêtrées, traîtreusement organisées, protêt gées de tous côtés par des embûches, par des réseau» de fils de fer, et bondées de tirailleurs, de grenadiers*^ de mitrailleurs, ne se découvrant qu'au dernier momenll pendant qu'au delà une artillerie redoutable, invisible*! se tient prête à écraser de ses énormes projectiles toiul le terrain d'attaque et à en couper l'accès par dei formidables tirs de barrage.

Les difficultés à vaincre dans une pareille attaquf4 sont effroyables. Tout doit être prévu, organisé, régto par le commandement; et la troupe doit être préparées entraînée à toutes les opérations qu'elle nécessite, cai toute hésitation, toute perte de temps amène un suri croît de pertes, de sacrifices.

A l'artillerie de l'attaque incombe le grand rôle dH

LES GRANDES ATTAQUES. i99

bouleverser à Tavance, d'anéantir la défense de Teniiemi, de détruire ses réseaux de fils de fer, ses nids de mitrailleuses, d'éteindre ses batteries, de tuer les défenseurs ou de les forcer à se terrer dans leurs tranchées et leurs points d'appui.

De temps en temps, le tir de Tartillerie de l'attaque s'arrête brusquement; l'infanterie fait mine de s'élancer ; mais ce n'est qu'une feinte pour attirer l'ennemi dans ses tranchées, le forcer à se démasquer et pour pouvoir recommencer les tirs dans des conditions plus efficaces.

A l'infanterie revient la rude et glorieuse besogne de livrer l'assaut. Elle est divisée en plusieurs échelons, et dans chaque échelon en vagues successives. D'autres troupes de toutes armes sont installées derrière les échelons d'assaut, pour les étayer pendant la lutte et poursuivre le combat.

Lorsque l'heure fixée pour l'assaut approche, les hommes font leurs derniers préparatifs en silence ; les officiers ont l'œil sur leurs montres. Tout à coup, l'artillerie cesse son tir, ou l'allonge; à la même seconde, la première vague d'infanterie sort des tranchées, s'aligne, croise la baïonnette et se précipite sur la première tranchée ennemie....

Dès qu'elle l'a dépassée, la deuxième vague sort à son tour, assure les derrières de la première, la suit, la renforce, la dépasse et est suivie elle-même par d'autres vagues... c'est la marée montante irrésistible. Tous n'ont qu'un but, qu'une volonté : crever, dépasser les tranchées de la première ligne de l'adversaire.

C'est alors le triomphe de l'initiative, de l'intelligence, de la bravoure, de Télan, toutes qualités de race dans notre héroïque armée. Entraînés par leurs officiers, nos hommes vont de l'avant, à travers les obstacles, à travers la mitraille. Excités par une émulation sublime ils déferlent au delà des îlots encore occupés par l'ennemi, qu'ils terrorisent par leur audace; et ils poussent ainsi, hardiment, jusqu'à la deuxième ligne.

Là, leur effort s'arrête. Leur tâche glorieuse est

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remplie. Ils sont à bout de forces. Mais déjà intervieni j le deuxième échelon. La première vague est sur leurs j talons. Elle les dépasse suivie par les autres vagues.; L'assaut de ladeuxième ligne se poursuit alors, énergi- î quement, comme celui de la première, avec ces troupes i fraîches incessamment renforcées, appuyées de prè8<< par l'artillerie de petit calibre.... Et les vagues de tôtei arrivent à l'espace libre, au delà de l'accumulation des< défenses ennemies.... [

Immédiatement, doivent intervenir — c'est là la^î grande difficulté de l'opération — les réserves chargées* de repousser les contre-attaques, d'achever la yictoire^^^ de poursuivre, de harceler l'adversaire.... ^;

Telles étaient, alors, les règles de l'assaut, auxquelles»^ avaient été entraînées nos troupes, auxquelles étaientt préparés nos officiers, nos états-majors. De plus, les^ terrains susceptibles d'être attaqués avaient été repérés,^ étudiés à fond, à l'aide des photographies et des rensei-i gnements fournis par les aviateurs. Tout était prêt aui point de vue du personnel et du commandement. Il ertiH était de même pour le matériel. Les eflbrts industriels* de l'intérieur avaient déjà permis de constituer un« stock de munitions des plus satisfaisants. Notre 75 fono-^ tionnait à merveille; sa crise était déjà oubliée. Quanta à notre artillerie lourde, elle allait en- grandissant dej semaine en semaine et était déjà en état de faire sentira sa puissance.

D'un autre côté, les Allemands avaient toute leui attention tournée du côté de la Russie et de rOrient|^ Leur front de France était passé au deuxième plan; ilî le croyaient inexpugnable, étaient persuadés que les efforts français et anglais viendraient se briser inutih ment contre leurs lignes.

Le général Joffre jugea, à la fin de septembre, \é^ moment venu de leur démontrer combien ils sœ^ trompaient. Et il donna ses ordres pour faire procédeië^ en même temps à deux formidables attaques, erf| Champagne et en Artois. iv

LES BATAILLES DE LA CHAMPAGNE ET DE l'aRTOIS

L'attaque de Champagne était du ressort du général

e Castelnau, commandant le groupe d'armées du

'entre. L'armée chargée spécialement de l'attaque était

ux ordres du général Pétain, le héros du printemps

ians l'Artois. A sa droite, dans l'Argonne, était

ancienne armée Sarrail, commandée maintenant par

e général Humbert; à sa gauche, l'arrnée de Langle.

♦Le front d'attaque s'étendait, dans la Champagne

louiîleuse, de la Suippe vers Souain, à l'Argonne vers

'ille-sur-Tourbe. Il comprenait environ 25 kilomètres

le lignes allemandes, hérissées de défenses compli-

[uées, longuement, savamment, puissamment orga-

lisées et fortement occupées. Nos adversaires avaient

leviné nos intention'S d'attaque et fait venir de nom-

I >reux renforts, notamment leur fameux 10^ corps, et

I a garde prussienne tirés du front russe.

( Le bombardement, destiné à préparer l'assaut de nos

I roupes, dura trois jours, du 22 au 25 septembre. 11 fut

favorisé par un temps superbe. Le réglage du tir se fit

: Ians d'excellentes conditions. Les premières lignes de

'ennemi furent canonnées, bombardées à fond, par

li ;inq millions d'obus de tous calibres.

j Le 25 septembre, à neuf heures un quart, nos troupes

'^lancèrent de toutes parts à l'assaut. Le temps s'était

- à la pluie. Mais rien n'arrêta les puissantes vagues

25 kilomètres de nos héroïques fantassins, qui

iillamment, rapidement, atteignirent, dépassèrent les

I )remières tranchées; et, continuant leur marche auda-

j ieuse, au mépris des obus et de la mitraille ennemis,

i urent bientôt aux prises avec les positions de repli des

Ulemands.

L'avance fut particulièrement rapide, énergique, à

1^ Cuvette de Souain » où nos troupes d'Afrique se

listinguèrent par leur admirable élan; au « Trou

Bricot », où nos soldats de la Savoie et du Dauphin î firent des merveilles d'assaut, d'entrain, et parvinreni à réaliser, dès.midi, une avance de 4 kilomètres; à « U Maison de Champagne » et à « la Main de Massiges »i qui furent enlevées avec une vaillance sans pareill i par les « Marsouins ». C'est là que fut blessé griève^ ment le héros de Fachoda, le général Marchand, 04 poussant sa division coloniale à l'assaut. :

C'était, sur tout le front d'attaque, la plus nobls émulation de courage et de vigueur. A la nuit, notri infanterie était arrivée, presque partout, devant M deuxième position allemande. L'artillerie de campagne avait suivi, franchissant au galop boyaux et tranchéesij heureuse de reprendre la lutte en pleins champs. 1

Le lendemain, et les jours suivants, la progressioil continua, mais plus péniblement. Le temps était atrocei L'observation du tir ne put pas se faire; l'artilleriei complètement aveuglée, fut incapable de régler conve^ nablement ses tirs. L'infanterie se heurta à des défenseï que notre bombardement n'avait pas ébranléeï^ L'ennemi avait reçu de nombreux renforts. . . . Le généra i Joffre se décida, le 28, à arrêter Tattaque. Et bientÔI notre grande offensive si belle, si héroïque, se transe forma en une défensive énergique contre les contwi attaques des Allemands, qui essayèrent inutilement, ] grands coups d'hommes, de nous reprendre les lignei conquises.

Nos pertes ont été grandes, surtout dans les dernièrei périodes de l'attaque. Celles des Allemands Ont éta encore plus considérables. Nos efforts leur ont coût^ au moins 100000 hommes, dont 23 000 prisonniers, uj grand nombre de canons, et la perte de position] fortifiées importantes, dans lesquelles ils avaient reç i l'ordre formel de tenir à outrance. De plus, il leur étaij démontré que leur front était loin d'être inviolable...;

La bataille de l'Artois, qui fut livrée en même tempi que celle de Champagne, était du ressort du générei Foch, commandant le groupe d'armées du Nord. EU l

it menée, en liaison, par Tarmée anglaise du côté de la

assée, par notre armée d'Urbal au nord d'Arras.

Après un bombardement prolongé, violent, des lignes llemandes, l'attaque de notre infanterie fut déclenchée, omme celle de la Champagne, dans la matinée du 3 septembre. Elle avait pour objectif les défenses llemandes de la plaine de Lens.

Du côté de la Bassée, Tarmée britannique se lança à assaut avec la plus grande énergie et réussit à 'emparer des lignes ennemies sur une longueur de lus de huit kilomètres et sur une profondeur de quatre, /important village de Loos fut enlevé par nos vaillants Uiés. Le 26, ils perdirent quelques-unes des positions onquises, mais ils les reprirent le 27. Des combats charnés eurent lieu ensuite, autour de Loos, pendant >lusieurs jours. Les trophées des Anglais s'élevèrent à lOOO prisonniers, 26 canons, de nombreuses mitraileuses.

Au nord d'Arras, l'armée d'Urbal enleva brillamnent, le 25 septembre, le château de Carleul, le cimeière de Souchez, les dernières tranchées du Laby- •inthe.... Le 26, les progrès continuèrent; nos troupes )rirent Souchez, les vergers de la Folie : et la lutte se :>oursuivit violente, acharnée, le 27 et les jours suivants. Les Allemands avaient reçu de nombreux renbrts, qu'ils lancèrent dans de furieuses contre-attaques, nais sans réussir à nous reprendre les positions mlevées.... Puis la bataille meurtrière s'éteignit comme "elle de Champagne, laissant entre les mains de l'armée i'Urbal plus de 2000 prisonniers, dont beaucoup de ia garde prussienne, de nombreux canons et mitrailleuses.

LA FIN DE l'année 1915

Après ces luttes sanglantes, glorieuses, tjui troublèrent les Allemands et leur inspirèrent, sur certains

points, les plus grandes préoccupations et l'appréher j sion de nous voir poursuivre nos succès, il régna su i notre front une certaine accalmie, tout au moins a j point de vue des grosses opérations.

L'héroïque expérience de la Champagne et de TArtcii avait, sans doute, démontré à notre haut commande ' ment que, pour reprendre énergiquement rolîensivci il valait mieux attendre encore quelques mois, afii d'augmenter nos approvisionnements en munitions een artillerie lourde, de permettre aux Anglais Tenva sur le front de France de leurs nouvelles armées, et ai pouvoir constituer derrière nos troupes d'attaque dï puissantes réserves, aptes à poursuivre, à exploiter \&i succès de nos assauts, afin surtout d'être en état d'agiî énergiquement, à la fois, sur tous les théâtres d'opérw tions alliés de l'Ouest, de TEst, du Sud, et par ce|| même d'empêcher les Allemands de continuer à joué^ de leurs lignes intérieures et de transporter, à lei(î( gré, leurs réserves d'un front à l'autre. ];

Dans les derniers jours d'octobre, il y eut de gravai modifications dans notre gouvernement. M. Briaiii prit la présidence du Conseil, en remplacement (fi M. Viviani, qui jusque-là avait dirigé énergiquem le cabinet, et qui prit le portefeuille de la Justi M. Ribot continua à gérer magistralement notre mini tère des Finances. Le portefeuille de la Guerre fi attribué au général Gallieni; celui de la Marine, à officier général de notre flotte des plus distingu l'amiral Lacaze. M. Albert Thomas continua à rend les meilleurs services à la tête de l'important sou secrétariat de l'Artillerie et des Munitions.

Un des premiers soins du nouveau cabinet fut l'orgïl nisation de l'Emprunt national u de la Victoire ». La souscription, ouverte le 25 novembre, donna d'excei^ lents résultats et montra, une fois de plus, le patriqfr tisrae, le dévouement de la nation. 1

Le haut commandement des armées fut remanié : ïi général de Castelnau fut nommé chef d'état-major

înéral des armées du front de France. Le général ; Langle de Gary prit sa succession comme commanmt du groupe d'armées du Centre.

Toutes les armées françaises, opérant contre TAlleagne, sur notre front, comme sur celui.de Salonique , ailleurs, furent aux ordres de notre illustre générassime, le général Joffre....

! Les derniers mois de Tannée virent encore plusieurs I Dmbats locaux, menés avec une grande énergie sur lusieurs points de notre front, mais sans grande ifluence sur l'ensemble de la situation. Dans les derniers jours de décembre, après une î xcelîente, minutieuse préparation, le général Serret, 5 brillant commandant de la division de la région osgienne de Thann, en Alsace, fit pousser une attaque, es plus vigoureuses, contre le front allemand, s'étenant de THartmannswillerkopf à Watwiller. Toutes 3S positions allemandes furent vaillamment conquises ar nos troupes; même celles, qui entouraient,, en i 'évasant, le sommet de FHartmannswillerkopf, et ui furent énergiquement enlevées par le 152% le régiaent déjà si souvent cité pour ses hauts faits dans ces aonlagnes — 1 900 prisonniers.

Malheureusement, le 152" s'était avancé jusqu'au t )ied de la montagne, sans être soutenu à l'arrière; et I lans la nuit qui suivit l'attaque, un brouillard épais j avorisa une puissante contre-attaque allemande qui éussit, de grand matin, à envelopper l'héroïque réginent, dans les trop vastes positions conquises avec tant l'élan.... Quatre jours après, nos ennemis firent défiler lans Mulhouse nos vaillants soldats dont l'aspect et a belle tenue soulevèrent une grande émotion dans les ' copulations alsaciennes.

En même temps, les Allemands bombardèrent à fond ie restant des lignes que nous leur avions enlevées jusqu'à Watwiller. Nos pertes y furent sérieuses. Le général Serret parcourut le front pour encourager ses soldats. Il eut la jambe emportée par un obus et

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mourut deux jours après. Sa perte, et la disparitioi du 152% attristèrent la fin de Tannée 1915, dans = région des Vosges et de l'Alsace. ;

Sans exagérer la portée de cet événement, il sembi bien qu'il en découle, comme des batailles de Ghani pagne et de l'Artois, le même enseignement.

Les premières périodes de nos attaques ont été trt^ bien étudiées, organisées, dirigées. Les assauts ont é'^ remarquablement préparés et appuyés par rartilleri-- Notre vaillante infanterie les a exécutés avec m entrain, un élan sans pareils. Mais les dernière j périodes ont été très meurtrières. Elles n'avaient pd été suffisamment prévues. On avait laissé les troupes s'avancer, séjourner trop loin, dans des terrains ooi^ quis sans doute, mais par trop exposés aux contM attaques, aux bombardements de l'adversaire, et sai^ avoir pu les secourir à temps par des réserves. ;

Cette manière de faire n'a pas été sans utilité, pui: i qu'elle a pénétré nos « poilus » du sentiment de lei < supériorité sur les Allemands. « Ils les ont eus » incoi i testablement. Mais l'ambition de crever les lign€ ! ennemies, de « percer », qui avait été dans tous U I esprits, dans ceux des chefs, comme dans ceux de^ soldats et même du public, apparaissait maintenar I comme trop coûteuse, dans la région infernale des fil \ de fer.

Il était indispensable de trouver une autre solutioD ■ d'étudier les dernières périodes des attaques ave I autant de précision que les premières^ de limiter prc -■ visoirement l'avance de l'infanterie d'assaut, de 11 * indiquer nettement où elle devait s'arrêter, pou i souffler et reprendre l'attaque, ou pour se défendre ( son tour et pouvoir être soutenue par l'artillerie.

Nous verrons, dès 1916, les hauts commandement ! des deux partis marcher dans cette voie.

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