AVANT-PROPOS. XIII
Vannée 1918 s'ouvre pour la France et pour les Alliés sur de très grosses préoccupations. Grâce aux renforts tirés de Russie, les Allemands ont bientôt une importante supériorité numérique sur le front de France. Ils cherchent à en profiter, pendant que les Alliés sont forcés d'attendre, et accélèrent iarrivée des Américains. Les ruées allemandes se succèdent violentes, formidables, à partir de la fin de mars. Mais ils ne parviennent pas à en faire sortir la bataille générale, qui pourrait mettre fin à la guerre; et malgré d'énormes « poches » creusées dans nos lignes, ils échouent devant la ténacité et r héroïsme de nos soldats et de nos alliés.
Ces événements angoissants font Vobjet de notre titre VIII, « 1918, La lutte décisive, Période allemande ».
La dernière ruée allemande de juillet 1918 avait été un échec complet devant notre valeureuse ' armée de Champagne. Les Américains étaient déjà 1 500 000 en France, grâce à des prodiges d'activité. Le haut commandement unique des Alliés, organisé depuis avril, était exercé par le maréchal Foch, qui profite habilement, énergiquement des circonstances pour substituer son initiative à celle de nos ennemis. Il prend l'offensive, 'bat les Allemands entre l'Aisne et la Marne, ensuite entre la Scarpe et l'Aisne. Puis il les fait attaquer sur tout le front de France, ne leur laisse plus aucun répit, depuis la mer du Nord jusqu'à la Moselle; et remporte victoires sur victoires. En même temps, l'offensive se déclenche avec succès en Palestine et sur le front de Salonique. La Bulgarie capitule. Les Empires centraux demandent un armistice, pendant que Vltalie intervient à son tour. Les capitulations se précipitent. Celle de l Allemagne est signée le 1 1 novembre 1918.
C'est là le sujet de notre dernier titre IX, « L'offensive victorieuse du maréchal Foch ».
XIV AVANT-PROPOS. i
Enfin nous terminons par nos « Dernières réflexions », ^ pour essayer de tirer de « la guerre de libération », malgré .■ son allure tragique^ et son influence énorme, impres- ^ sionnante sur la marche de Ihumanité, quelques en- \ seignements utiles pour Vavenir^ la grandeur de la | France. i