‹ La guerre de sécession, 1861-1865Chapitre 10 sur 23 · DONELSON, PEA-RID6E, PITTSBURG LANDING L'ILOT N* 10, GORINTH · texte numérisé non relu

DONELSON, PEA-RID6E, PITTSBURG LANDING L'ILOT N* 10, GORINTH

Le succès de BuU-Run avait été funeste à la Confédération ; il surexcita les passions politiques au plus haut degré, tout en laissant croire à la possibilité du succès final avec les moyens déjà mis en œuvre. Or, ces moyens étaient insuffisants^ non seulement pour continuer le mouvement en avant, mais pour conserver les positions conquises. Hommes, armement, pontonnage, convoi, munitions, tout resta fort au-dessous de l'effort à faire; après un violent coup de collier, les populations du Sud s'endormaient dans une confiance dangereuse.

Les promoteurs de la rébellion découvrent avec inquiétude ces alarmants symptômes ; les généraux constatent avec désespoir que leurs régiments fondent à vue d'œil; les hommes, autant que les ressources matérielles font défaut. Beauregard ne recueille aucun des fruits de la victoire et s'en explique nettement avec le gouvernement confédéré ; son successeur, J. E. Johnston tâche de réchauffer Tenthousiasme par de chaleureuses proclamations ; au Congrès de Richmond m entend apprécier sévèrement la conduite du secré-

ire de la Guerre; l'optimisme systématique de la

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masse n'étouffe pas complètement de patriotiques appréhensions.

La lutte qui se prépare sera fort inégale ; d'après des documents publiés dans le Nord par des abolitionnistes avérés, intéressés à grossir le danger pour accroître Tardeur des populations fidèles, les fédéraux ont, au commencement de 1862, de 450,000 à 475,000 soldats en campagne ; les confédérés, 350,000 au plus. Et dans ce total figurent les troupes de J. E. Johnston, en Virginie, pour un chiffre de 175,000 hommes dont 75,000 à Mannassas I Sous le rapport de l'armement, l'infériorité du Sud est encore plus évidente ; matériel de guerre très médiocre, approvisionnements nuls. Avant de faire un mouvement, le général doit se demander, non seulement si des avantages stratégiques l'imposent, mais encore s'il aura suffisamment de cartouches pour l'exécuter. Que de fois les caissons pris à l'ennemi alimentèrent le feu des confédérés le second jour d'un engagement ?

La Confédération ne devait pas songer à prendre l'offensive; cependant, de graves intérêts politiques rendaient inopportun tout mouvement de retraite trop accentué. On ne pouvait décemment abandonner sans combat les Border-States dont les troupes servaient sous le drapeau sécessionniste. On se décida, par suite, à défendre Tinterminable chapelet de positions qui s'étend de Yorktown (Virginie) à Columbus (Kentucky), en passant par Fredericksburg, Mannassas, Gumberland-Gap et Bowling- Green. Sachant à merveille qu'au nord de cette barrière s'amassaient des forces considérables, l'état-major Sudiste lui donna de solides points d'appui en semant cette longue ligne de camps retranchés, à Mannassas, à Mill-Springs, àBowling-Green, et de forteresses, Henry, Donelson, Columbus, etc. Néan-

bS CHAPITRE IV.

moins toute leur habileté ne pouvait détruire le vice de la conception ; la digue, trop faible pour la pression qu'elle allait supporter, devait crever au premier effort. Ûagresseur avait de grandes chances pour lui, fût-il moins nombreux; à plus forte raison si, maître de choisir son point d'attaque, il pouvait disposer d'une écrasante supériorité numérique.

L'étude approfondie des circonstances réduit à bien peu de choses la valeur des combinaisons stratégiques des fédéraux pendant cette période. A quelques rares exceptions près, les généraux confédérés firent bien la guerre ; le plus souvent, ils usèrent leurs talents contre des nécessités politiques. Il leur fallait, avant tout, entrer dans les vues gouvernementales de Jefferson Davis, ensuite faire vivre l'armée sur le pays ; les considérations militaires ne venant qu'en troisième plan. Le Président avait pourtant à ses côtés un conseiller de premier ordre, Robert Lee ; mais il gardait, de son passage à West-Point, de ses combats au Mexique, le besoin d'intervenir activement dans la conduite des armées. Son esprit aventureux le poussant aux spéculations hasardeuses, il se vit, en plusieurs circonst6inces, entraîné par l'ivresse de succès inespérés, à jouer quitte ou double au risque de compromettre ses avantages. Ne réussissant pas toujours à séduire la fortune, il essayait de la violer.

Les revers amenés par ses conceptions le rendaient momentanément plus docile ; souvent il était trop tard; malgré tout, à la première embellie, le naturel de cet homme de fer reparaît plus déterminé, plus indomptable. Au commencement de 1862, son influence prédomine dans les conseils de guerre. Gardant le général Lee à Richmond, il partage les troupes confédérées en deux grands commandements confiés aux Johnston,

excellente mesure qui pouvait être féconde, Vunîté de Tues remplaçant le décousu de tentatives individuelles. Seulement, aux généraux en chef on adjoignit, avec des pouvoirs mal déterminés, plusieurs officiers déjà mis en lumière par leurs précédents services. Cette application du régime constitutionnel à Tart militaire donna de piteux résultats ; les Johnston ne furent les maîtres qu'à leur quartier général, Tun à Mannassas, l'autre à Bowling-Gfreen ; imparfaitement secondés, ils ne réussirent pas à conjurer les revers, conséquence logique d'un plan de campagne vicieux.

Le premier choc eut lieu dans le Kentucky oriental ; le 19 janvier 1862, le brigadier général G. Thomas força les confédérés à évacuer le camp de Mill-Springs, couvrant la riche contrée minière du Cumberland. Le général sudiste ZoUicofTer y fut tué, et l'aile droite de Sydney Johnston se trouva compromise; le centre à Bowling-Green, la gauche à Golumbus pouvaient tenir encore, mais il fallait que les rivières le Tennessee et le Cumberland restassent fermées aux fédéraux. La première était barrée par le fort Donelson, l'autre par le fort Henry, établis en des points où les deux cours d'eau , sont à peine distants de douze milles.

Lincoln ayant prescrit un mouvement offensif de toutes les armées de l'Union (ordre général du 27 janvier 1862), une expédition fut préparée à Paducah pour faire tomber Henry et Donelson, pendant que l'armée de Buell attaquerait le centre des confédérés à Bowling-Green. Départ le 2 février ; trois grosses divisions et 15 bâtiments de guerre ; Grant commande les troupes, Foote la flottille ; ils s'entendent à merveille, première condition du succès. Le fort Henry était un ouvrage pentagonal établi sur la rive droite du Tennessee, armé de 17 pièces de divers calibres; une route

et une voie télégraphique le reliaient à Donelson ; une compagnie gardait le fort; à deux kilomètres campaient quatre ou cinq mille hommes sous le commandement du brigadier général Thilgmann *. Grant débarque hors de portée de l'artillerie et manœuvre pour isoler la garnison (6 février). Les canonnières se couvrent de la berge, arrivent devant les batteiies et commencent le feu, séparant les défenseurs du fort des troupes de soutien. La surprise est complète ; afin de n'être pas cerné, Thilgmann bat en retraite sur Donelson ; ses régiments en bonne route, il veut expier son défaut de vigilance et rentre dans le fort pour partager le destin de la petite garnison : il y est pris, avec 83 hommes, après une heure et demie de combat.

Les canonnières avaient réduit sans peine des fortifications permanentes ; le même fait se produira toutes les fois qu*elles attaqueront des batteries rasantes; lorsque, au contraire, il s'agira d'ouvrages construits à une certaine hauteur, sur les « bluffs » du Mississipi, comme à Yicksburg et Port-Hudson, les navires seront impuissants ; presque invulnérables de plein fouet, ils ne résisteront pas aux feux plongeants.

* Brigadier général Lloyd Thilgmann, né dans le Maryland vers i8i6, tué à Champion-Hill, le 17 mai 1863. Sorti de West- Point en juillet 1836; lieutenant en second au 1" dragons; démissionnaire trois mois après ; employé, comme ingénieur, dans une compagnie de chemin de fer, puis dans une entreprise de transports par eau et voie ferrée. Servit, comme volontaire, auprès du colonel Twiggs pendant la guerre du Mexique, à Palo-Alto et Resaca; commanda un corps d(*. partisans à Mexico ; fut directeur des fortifications à Matamoras ; prit une grande part, comme ingénieur, aux travaux de construction du chemin de fer de Colon à Aspinwall. Jefferson Davis le fit brigadier général.

La chute du fort Henry ouvrait le Tennessee aux fédéraux; ils s'empressèrent de détruire le pont du chemin de fer unissant Columbus et Bowling-Green ; entamée à son extrême droite, la ligne confédérée était coupée par le centre. Grant et Poote n'allaient pas en rester là. La flottille redescendit sur Cairo, où ce dernier, espérant réduire Donelson par un bombardement, voulait disposer des navires armés de mortiers; il se faisait fort d'éviter ainsi les pertes énormes d'un assaut, les troupes de Grant devant, cette fois encore, appuyer simplement Tattaque de la marine. Halleck ne voulut rien entendre, se retrancha derrière Tordre du Président, ne donna pas au commodore le temps de faire ses préparatifs et le mit en marche sans délai.

Grant venait par la voie de terre avec trois divisions ; une quatrième arrivait 'sur des transports ; son armée s'était considérablement accrue de renforts envoyés par Buell et Hunter ; dans son rapport, il dit 22,000 hommes ; mais il diminue constamment ses efTectifs ; il n'a pas loin de 30,000 hommes. Les confédérés, à Donelson, en comptent une vingtaine de mille sous Ployd, Pillow, Buckner et Porrest ; ils occupent des retranchements autour du fort, grand ouvrage armé de 37 pièces de divers calibres. Celui qui commande en chef, par droit d'ancienneté, c'est Ployd, l'ex-ministre de la guerre de Buchanan, le démissionnaire accusé de concussion;, le triste héros de la précédente campagne en Virginie occidentale. Sydney Johnston est mal servi par la fortune ; son lieutenant ne le vaut pas.

Parti le 12 au matin du fort Henry, Grant se montre dans l'après-midi aux environs de Donelson ; rien à faire avant l'arrivée de la flottille; le lendemain, il s'étend sur les flancs de la position en attendant l'ar-

rivée des marins ; Foote avait eii raison ; il fallait des mortiers ; les canonnières ne peuvent rien contre les épaisses murailles du fort ; quatre sont désemparées ; le Commodore est blessé ; une diversion tentée contre les retranchements vient d'échouer ; l'opération débute mal ; Grant se résigne à un siège régulier et complète rinvestissement. Floyd s'empresse de lui offrir l'occasion de réparer ses fautes. Le 15 au matin, les confédérés se jettent sur la droite fédérale; ils remportent d'abord de sérieux avantages ; combat acharné pendant plusieurs heures. Grant reforme sa ligne, use la fougue des agresseurs, reprend l'ofiPensive au moment où leur élan s'épuise. Définitivement refoulés vers le fort, les agresseurs perdent rapidement les positions enlevées le matin, ainsi qu'une partie de leurs retranchements. La nuit tombe ; scène d'horreur dans l'intérieur de Donelson ; un millier de blessés, et rien pour les soigner ; peu de vivres, presque plus de cartouches. Les g-énéraux se réunissent en conseil de guerre. Floyd, c'est une justice à lui rendre, veut faire une trouée; Pillow, Forrest pensent de même; Buckner juge les troupes hors d'état de renouveler le combat. Au quartier général de Bowling-Green on ne sait rien; le télégraphe de Donelson reste muet ; incapacité de Floyd, disent les uns, trahison des employés, allègue celui-ci pour se défendre. Par-dessus tout, il craint de tomber aux mains des fédéraux animés, à son endroit, d'intentions peu bienveillantes. Au lieu de donner des ordres, comme c'était son droit d'ancienneté, au lieu de briser les résistances, comme c'était son devoir de général en chef, il remet le commandement à Buckner et profite " ^ la nuit pour se sauver avec environ 5,000 hommesi Test et Pillow étaient de la partie, u matin, Buckner demande une suspension d'armes

pour traiter de la reddition du fort. Grant prélude à sa correspondance militaire par le billet suivant :

« Monsieur, je viens de recevoir votre communica- « tion de ce jour, proposant un armistice et la nomi- « nation de commissaires pour arrêter les termes de la « capitulation.

« Je n'en puis accepter d'autres qu'une reddition (( sans conditions et inmiédiate.

« Je me propose de marcher immédiatement sur « vos positions.

« Je suis, très respectueusement, votre obéissant serviteur,

« Signé ; U. S. Grant. »

Dans la position où s'était mis Buckner, il ne pouvait qu'accepter; il le fit, en ces termes un peu naïfs :

« Monsieur, l'état des troupes que je commande par « suite d'un changement inattendu de général en chef « et l'écrasante supériorité de vos forces m'obligent, « malgré le brillant succès des armes confédérées, à « accepter les termes peu chevaleresques et peu géné- « reux que vous proposez.

« Je suis. Monsieur, votre serviteur,

« Signé ; S. B. Buckner. »

Le malheureux général voulait bien capituler sans conditions, mais non s'avouer vaincu. Jefferson Davis fut plus véridique. Dans sa communication au Congrès il ne déguisa ni l'échec ni son importance.

« 11 mars 1862. — Je transmets à Monsieur le Pré- « sident de la Chambre des représentants copie des

« rapports officiels concernant la défense et. la chute « du fort Donelson.

« Us paraîtront incomplets et peu satisfaisants; j'ai « provoqué des explications complémentaires sur les « points inintelligibles d'après les rapports. Il ne sem- « ble pas que des renforts aient été demandés, ni qu'il « fût impossible de sauver l'armée en évacuant la « place. On s'étonne que l'on ait pu retirer uae partie « de la garnison, laissant le reste exposé à capituler. « On ne s'explique pas, non plus, les raisons pour les- « quelles des généraux se sont déchargés de la respon- « sabilité qui leur incombait en transférant le comte mandement à un officier moins ancien.

« Lors de ma précédente communication au Con- (( grès, je l'avais prié de remettre l'appréciation du « désastre jusqu'après réception des rapports officiels. « Je regrette de fournir des informations aussi défec- « tueuses. En attendant que la lumière soit faite com- « plètement, j'ai décidé, d'après la manière dont les « événements ont été présentés par les deux plus an- « ciens généraux, qu'ils seront relevés de leur com- « mandement jusqu'à la décision définitive à interve- « nir sur cette affaire. »

Floyd ne se releva pas de ce coup de massue; il mourut dans l'oubli, l'année suivante.

La prise du fort Donelson était le premier grand succès de rUnion, une véritable victoire, au moins quant aux résultats ; 40 canons, des drapeaux, 12,000 prisonniers. La note comique n'y manqua même pas ; le lendemain de la capitulation, deux régiments Sudistes accourus au canon entrent dans le fort tambour battant, enseignes déployées, et s'aperçoivent trop tard qu'iJ est au pouvoir de l'ennemi.

Pendant que Buckner capitulait, Sydney Johnston» avec une dizaine de mille hommes, escarmouchait à Bowling-Green, contre une grande partie de Tarmée de Buell. Il s'empressa de battre en retraite quand il apprit les événements, la ligne confédérée pouvant être prise à revers par les bâtiments remontant les rivières désormais ouvertes à Tennemi. Non seulement Colurabus, Bowling-Green devenaient intenables, mais on ne pouvait même songer à défendre Nashville, où le Cumberland permettait d'arriver sans obstacles. Sydney Johnston Tévacua le 16 février, après avoir détruit le pont du chemin de fer, au grand désespoir de la population ; la Législature s'enfuit à Memphis et Tavant-garde fédérale prit possession de la capitale du Tennessee.

Le général confédéré, auquel on avait adjoint Beauregard dans le commandement en chef, chargea spécialement celui-ci de la défense du Mississipi et tenta de former une nouvelle ligne d'opérations à Murfreesboro, sur le rail-road de Nashville à Chattanooga, position défectueuse, car les canonnières, maîtresses du Tennessee, pouvaient encore pénétrer sur les derrières de l'armée. Il fallait se résigner à un grand sacrifice et, après avoir abandonné le Kentucky, livrer la majeure partie du Tennessee en s'établissant au sud des rivières sillonnées par la marine fédérale. La concentration eut lieu à Corinth. Beauregard, après évacuation de Columbus et mise en défense de Tllot n® 10, y ramena les troupes de Polk, accrues de quelques détachements ; une assez forte agglomération se forma, sous le commandement des deux généraux ; pour le moment, leur armée constituait le seul espoir de la Confédération qui venait d'éprouver un sérieux échec au delà du Mississipi.

Tandis que Halleck , commandant en chef dans

l'Ouest, faisait mouvoir Grant et Buell sur la rive gauche de la « grande rivière »,' il avait à compter aussi avec Van Dorn* que Jefferson Davis venait de mettre à la tête du « Trans-Mississipi ». Le nouveau commandant n'était pas de ceux qui hésitent. Price et Mac-CuUoch lui obéirent facilement, séduits par sa bouillante valeur, son caractère décidé, ses précédents services dans Tarmée régulière. Van Dorn comprit im-

* Earl vanDo7iij originaire du Mississipi, tué par le docteur Peters, du comté de Maury (Tennessee), le 8 mai 1863, sortit de West Point en 1842, à Tâge de dix-neuf ans. Breveté lieutenant en second au 9* régiment d'infanterie, il fut nommé lieutenant en premier en 1847; breveté capitaine à Cerro- Gordo, major à Cherebusco, il se distingua à Chapultepec et fut blessé devant Mexico. De janvier 1852 à juin 1855, il fut trésorier de l'asile militaire à Pascagoula (Mississipi). Il se fit remarquer, par la suite, dans trois expéditions contre les Gomanches au Texas et fut de nouveau dangereusement blessé. Démissionnaire en 1861^ fait colonel par Jefferson Davis, il prend le commandement d'un corps de volontaires Texiens, capture le vapeur VEtoile-de-l Ouest à Indianola, fait capituler le major Sibley à Saluria et reçoit, le mois suivant, la capitulation du lieutenant-colonel Reeve. Nommé successivement brigadier et major général, il est mis, le 19 janvier 1862, à la tête du département du « Trans-Mississipi » ; après son insuccès à Pea-Ridge, il fut remplacé par le général Holmes. Depuis Corinth où il fut vaincu, il resta dans une obscurité relative, opérant contre les divisions détachées de Tarmée du Cumberland des attaques souvent heureuses et parfois très fructueuses ; son succès à Holly-Springs valut à la Confédération de grands approvisionnements et contraria les opérations de Grant. Van Dorn avait, depuis quelques mois, établi son quartier général dans le comté de Maury (Tennessee) ; u il offensa la famille du i< docteur Peters qui, après avoir essayé en vain d'obtenir ré-

T)aration, finit par prendre sa vie. »

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