PEA-RIDGE
Le 7 au matin, une lutte acharnée s'engage sur toute la ligne ; elle dure jusqu'au soir avec des fortunes diverses. A la nuit, Price et Van Dorn, au prix de lourdes pertes, ont gagné, sur la droite fédérale, un mille de terrain; à gauche, Mac-Gulloch* et Mac-Intosh, qui ont prononcé leur mouvement vers le Sud et l'Est pour
Shenandoah, fut battu par Breckinridge ; Grant le disgracia. Sigel n'eut plus de commandement ; il était d'une grande brayoure et très aimé de la population Allemande. Après la guerre, il deyint rédacteur en chef d'un journal à Baltimore.
* Ben Mac-CiUlochf né dans le comté de Rutherford (Tenu) en 1814, tué à Pea-Ridge, le 7 mars 1862. Il était fils d'Alexandre Mac-Culloch qui combattit, sous le général Jackson, aux batailles de Talladega, Tallabassee et Horseshoe. A quatorze ans, il quitta l'école pour s'adonner à la chasse ; il devint fort habile. Cette yie lui donna le goût des aventures. Apprenant qu'il se préparait une expédition de trappeurs aux montagnes Rocheuses, il demanda à se joindre à eux ; n'y ayant pas réussi, il s'engagea dans l'expédition de David Crockett au Texas ; arrivé trop tard àNacogdoches, le lieu du rendez-vous, il partit seul, parvint jusqu'à la rivière Brazos, puis tomba dangereusement malade. En 1836, il servit dans l'artillerie de l'armée Texienne, sous le général Houston, assista à la bataille de San-Jacinto, s'établit ensuite dans le comté de Gonzales (Texas) s'occupant de culture et de location de terres. Quand éclata la guerre du Mexique, il leva une compagnie de partisans Texiens, avec laquelle il rejoignit l'armée de Taylor, quatre jours après Resaca ; sa compagnie se distingua à Monterey, k Buena-Vista et servit sous Scott ; en récompense de sa belle conduite sous les murs de Mexico, Mac Culloch fut nommé, par le président Pierce, commissaire de l'Union au Texas. Eu 1857, il fut envoyé, avec les mêmes fonctions, dans le district de l'Utah. Lors de l'installation de Lincoln, il était, dit -on, à Washington, à la tète d'un parti sécessionniste, dans l'intention de prendre possession de la ville. Le projet fut abandonné devant les précautions de Scott.
Jefferson Davis le fit brigadier général et le mit à la tête des
se joindre à Van Dom, sont arrêtés par Sigel campé sur des collines à peu près inaccessibles ; son artillerie, très supérieure en nombre et en qualité, fait de grands ravages parmi les assaillants. Une magnifique charge de la cavalerie Sudiste, qui sabre les artilleurs sur leurs pièces, donne à leur infanterie le temps de se mettre à couvert sous bois; mais Sigel reçoit des renforts et lutte avec avantage. Les deux généraux confédérés sont au nombre des morts.
Vaincu à gauche. Van Dorn est victorieux à droite ; pendant la nuit, Curtis resserre sa ligne vers le point où Sigel avait tenu ferme ; les deux fractions de Tarmée rebelle se rejoignent sur le terrain conquis par Van Dorn. L'armée fédérale semble perdue ; Curtis. défend d'allumer des feux, de peur de révéler ses nouvelles positions à l'ennemi ; la nuit, trop froide, ne permet pas le repos à des hommes épuisés par deux jours de combat ou de fatigues ; un millier de morts ou de blessés gisent abandonnés sur le champ de bataille; il faut se faire jour ou capituler. Van Dorn s'est encore montré, ce jour-là, plus habile que son adversaire ; mais ses troupes ne valent pas les divisions fédérales. L'aile unioniste battue garde quelque cohésion; elle fait bonne contenance en face des régiments de Mac- CuUoch, désagrégés par leur effort de la veille.
Le combat reprend au point du jour ; Sigel oblique un peu son ordre de bataille et menace le flanc des confédérés ; en deux heures, ses canons rayés réduisent au silence les petites pièces séparatistes. L'en-
troupes de TArkansas ; à Wilson's Creek, il dirigea les forces confédérées. A Pea-Ridge, il commandait une diyision formée de régiments de TArkansas, du Texas et de la Louisiane. Mac CuUoch était d'une grande bravoure personnelle.