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poursuivi par les ennemis. I] m'’assure, cependant, que sa perte n’est pas considérable. Vous voyez, milord, que la fortune s'opiniâtre à nous être contraire. La perte de Cassel est une plaie bien profonde qu'il sera très difficile de fermer, mais je ne désespère pas. »
Kielmansegge fut mené tambour battant par les vainqueurs; la ville de Munden, où une arrière-garde était restée, fut emportée d'assaut par Grandmaison et Vignolles à la tête de leurs volontaires. Ils y firent 300 prisonniers et s'emparèrent de quelques canons et de magasins très importants. Kielmansegge se retira vers Beverungen sur le Weser, à peu de distance du confluent de ce fleuve avec la Dymel. Durant la première quin.'aine d'août, les avant-gardes françaises, qui s'étaient avancées au delà d’Esbecke, sur la route de Munden à Eimbeck, eurent des rencontres avec les hussards de Lückner qui battaient l'estrade sur la rive droite du Weser; dans l’une de ces escarmouches, un officier de réputation, le major hanovrien Frederichs, fut blessé et pris ; dans une autre, 300 Saxons furent surpris et enlevés le 10 août à Northeim, dont ils venaient de se rendre maîtres, et pendant qu'ils étaient en train de faire la soupe.
Dans la réserve du comte de Lusace, à en croire les témoignages français, la discipline aurait laissé fort à désirer ; à la prise de Munden, il y eut beaucoup de désordre. Wimpffen, qui commandait un régiment suisse attaché au corps saxon, ne cache pas (1) ses impressions : « Je vous exprimerai difficilement, Monseignenr, ma douleur d'être le seul régiment d'infanterie du Roi à cette réserve ; l’affreuse indiscipline qui règne parmi les troupes saxonnes est d’un exemple bien dangereux pour le régiment que je commande; je suis cependant parvenu jusqu'ici à l’empêcher de s’en écarter, mais je sais que le soldat qui voit
(1) Wimpffen à Belleisle, Esbecke, 7 août 1760. Archives de la Guerre.
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