‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 15 sur 332 · PEER · texte numérisé non relu

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et se porta sur Glogau où il traversa l'Oder; pendant le passage, il fut rejoint par le major Owstien, qui ramenait de Breslau les débris de la cavalerie du corps de Fouqué et qui l’informa du danger que courait la ville. Henri précipita sa marche; il ne se heurta à aucune opposition : les retranchements de Parchwitz, qui avaient été élevés en vue de l’arrèter, furent trouvés évacués; le détachement du corps de Laudon, chargé de les défendre, avait, en se retirant, mis le feu aux ponts de la Katzhach, mais on éteignit l'incendie et une partie des troupes put bivouaquer sur la rive gauche de la rivière. Le 5 août, les Prussiens étaient à Neumarkt et le lendemain à Lissa; le 6 au soir, leur armée était distribuée autour de Breslau de manière à tenir tête aux Russes dont l'avant-garde venait de se présenter devant les faubourgs. Il y eut une escarmouche à la suite de laquelle chacun conserva son bord de la rivière. Le 9 août, Soltikoff reçut de Czerniichew, qu’il avait détaché vers Auras en aval de Breslau, l’avis que Laudon le pressait de se joindre à lui et de jeter à cet effet un pont sur l'Oder à Leubus. Le maréchal se mit en route pour rallier son lieutenant, mais ses bonnes dispositions s'évanouirent quand il sut que le roi de Prusse était à Bunzlau, avec toutes ses forces.

Peu de choses à dire sur les mouvements de l'armée moscovite depuis le départ de Posen qui avait eu lieu le 26 juillet. Scltikoff n’était pas partisan de la coopération avec les Autrichiens; c'était à contre-cœur qu'il avait accepté un programme qui n'était pas le sien et au succès duquel il ne croyait pas. Dès le mois de mai, alors que les conciliabules se poursuivaient à Pétersbourg entre la conférence russe et l'ambassadeur Esterhazy, il n'avait pas caché son sentiment intime (1) à Montalembert : « Il voyait

(1) Montalembert à Choiseul, Pétersbourg, 7 mai 1760. Arch. Guerre.

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