‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 151 sur 332 · NE RE NE · texte numérisé non relu

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Le 25 mars (1), Montchenu arriva à Ziegenhayn, emprunta à la garnison deux canons et quelques piquets d'infanterie, et se mit à la poursuite du corps de Schleiter qui venait d'abandonner l’entreprise contre la place et qui était en route pour rallier l’armée de Ferdinand. Il rejoignit les confédérés, « les chassa du village de Leinsfeld où ils s'étaient arrêtés, quoiqu'on ne püût y aborder que par une digue entre deux marais; et les ayant snivis au delà de ce village, M. de Vignolles attaqua si vivement, avec les volontaires soutenus des dragons, une colonne d'infanterie qui se retirait dans le meilleur ordre, que s'étant jeté lui sixième au milieu du bataillon que faisait l’arrière-garde, il y prit lui-même un drapeau et un de ses volontaires un autre, et mit un si grand désordre dans la colonne que l'on prit encore un troisième drapeau, deux pièces de canon, les généraux majors de Zastrow et de Schleiter, une douzaine d'officiers et au delà de 300 prisonniers ». Broglie, de la relation duquel nous avons tiré ce récit, ajoute certains détails sur le siège : « Cette affaire finissait comme j'arrivais au delà de Ziegenhayn, et j'y vis rentrer les drapeaux, le canon, les généraux et les prisonniers. M. Le marquis de Poyannes et M. de Rochambeau vinrent m'y joindre, et y couchèrent ainsi que moi; le gite ne füt pas bon, les bombes ayant presque entièrement détruit les maisons, et il en reste à peine quelqu’unes d'habitables. Les ennemis n’ont presque pas tiré contre les fortifications, et ils ont paru n’en vouloir qu’au dedans, et espérer par là de faire rendre la place. M. de Zuckmantel est très content de sa garnison et sa garnison de lui; elle a témoigné beaucoup de courage et de gaieté, quoique très incommodée des bombes et des boulets rouges. »

Le 26, il y eut une petite escarmouche entre le prince

(1) Broglie à Choiseul, Treyza, 27 mars 1761. Archives de la Guerre.

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