RÉSUMÉ DE LA CAMPAGNE
tion, le secret, la promptitude de l'exécution. A n'en pas douter, Broglie fut surpris : le renvoi d'une grande partie de ses troupes dans leurs quartiers d'hiver, son ignorance du retour de Westphalie du prince héréditaire, surtout son projet de voyage à Paris sur le point de s’accomplir, l'ensemble de ses dispositions, suffisent amplement à le démontrer. La retraite rendue nécessaire par la défaite des Saxons et par la crainte justifiée de voir les Prussiens poursuivre leurs avantages jusqu'à la Werra, parait trop précipitée à partir de Fulda où il aurait été possible de se maintenir plus longtemps. L'appel des renforts du Bas-Rhin, la reprise immédiate de l'offensive aussitôt ces renforts arrivés, sont à son éloge, mais on peutrelever quelque lenteur dans ses mouvements et trop de prudence après le succès de Grünberg. Au surplus, c’est à la belle défense de Cassel, facilitée par l’incapacité du comte de Lippe, qu’il faut attribuer la faillite . du prince Ferdinand. Malgré des fautes de détail, le maréchal de Broglie fit preuve de talents militaires incontestables, conserva, ce qui n'avait pas eu lieu jusqu'alors, les territoires conquis pendant la campagne, et, dans le commandement des armées françaises, se montra fort supérieur à ses prédécesseurs. |