FAILLITE DE L'ARTILLERIE DE SIÈGE
ävoir. Sans tous ces üveidents, nous aurions fait brèche, n'élant qu'à 200 foises de Ja place, en attaquant le baslion qui est entre celui de Ju poudrerie et celui de la porte Saint-Louis, où est une fausse braie, Hans ces circonstances fâcheuses, je suis obligé de tempotiser et chercher à gagner dü temps, ef ie tenant ef mesure de pouvoir recevoir les secoufs qui fliuiront nous arriver de France. Ef si nous en fhCevUNs en cañolis bi fiulidres, la place sera bientôt prise; cuir, sañs avoit fait brèche, il n'est pas possible de tenter une escalade, la garnison étant encore d'environ 2,500 hommes combattants les remparts étant bordés d'artillerie, et occupant encore les blockhaus, et nos troupes étant trop harassées et affaiblies pour pouvoir tenter une attaque désespérée. Je compte soutenir toujours les batteries en élat avec du canon de 12 et quelques bombes, afin de ménager la poudre, pour maintenir plus longtemps le siège et être en mesure de profiter des secours, ne faisant brûler qu'environ 2 milliers de poudre par jour. C'est le seul parti à prendre dans les circonstances où nous nous trouvons et je me flatte que vous l'approuvez. » Dans un conseil tenu le 13 (1) chez Bourlamaque encore au lit des suites de sa blessure, il avait été décidé que « les pièces ne tireraient chacune que 20 coups par jour et qu'on attendrait les secours d'Europe ».
Lévis s'efforce d'entretenir le moral en établissant de l'autre côté de la rivière Saint-Charles ne nouvelle batterie qui devait prendre les défenseurs à revers, mais il commence à prévoir l'échec de l'expédition et désespère de recevoir les renforts de France : « Je crains bien que la France ne nous ait abandonnés, écrit-il à Bigot (2), car il vente nord-est depuis longtemps, nous sommes dans Îles
(4) Bourlamaque à Bougainville. Deschambeaux, 23 mai 1760. Papiers de
Bougainville, (2) Lévis à Bigot, 15 mai 1760. Lettres de Lévis.
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grandes mers et rien n'arrive. Nous avons fait et faisons ce que nous pouvons. Je juge la colonie perdue sans ressource, s'il ne vient du secours. »
Quelques heures après, le secours si ardemment attendu arriva, mais c'était celui des Anglais. Le 15 mai, à 10 heures du soir, on apprit que deux vaisseaux de guerre venaient de mouiller derrière la pointe de Lévis. Le général français « jugea qu'ils étaient anglais, n'ayant mis personne à terre à la rive du sud pour faire avertir ». Il ordonna aussitôt le départ des bâtiments qui servaient de dépôt et le déblaiement de l'artillerie des tranchées; les frégates furent prévenues et invitées à se tenir sur leurs gardes et à faire leurs préparatifs pour mettre * la voile. Le mauvais temps ne permit pas, paraît-1”. : : officier chargé de ce dernier ordre de le faire passer à bord; cependant, il n'empêcha pas les vaisseaux anglais de remonter le fleuve.
Voici en quels termes le journal de l'expédition raconte le désastre de la flottille : « À 5 heures du matin {le 16 mai), on vint lui dire (à Lévis) que nos bâtiments appareillaient, que ceux des Anglais étaient près d'eux. Une frégate parut, étant suivie de peu de distance d’une autre; et, à environ un quart de lieue et demi, il parut un vaisseau de soixante canons. Tous nos navires coupèrent leurs câbles. La Pomone en appareillant abattit trop du côté de la terre du nord et échoua. Les deux frégates ennemies continuèrent à poursuivre l’'Ataiante. Elle (celle-ci) joignit les bâtiments de transports à hauieur du Cap Rouge et, voyant qu'ils allaient être joints par l'ennemi, leur ordonna de s'échouer. Elle fut forcée d'en faire autant à 5 lieues plus haut, vis-à-vis la Pointeaux-Trembles, où elle essuya pendant deux heures le feu des deux frégates. Le commandant (Viuquelin) après avoir consommé toutes ses munitions *t avoir fort ‘ domimagé les vaisseaux ennemis, fut fait prisonnier sans