DESTRUCTION DU CONVOI À RISTIGOUCHE
petits calibres, elles n’ont fait face qu'autant qu'elles ont été battues par les frégates, mais un vaisseau de 7# canons les ayant prises en flanc, il fallut les abandonner après avoir crevé le canon ». Le combat dura trois heures; écrasés par la supériorité de l'artillerie anglaise, les Français furent obligés de mettre le feu à deux de leurs frégates et à abandonner la troisième à bord de laquelle étaient détenus 62 prisonniers anglais. Le commodore Byron (1), qui était à la tête de l'expédition, avait sous ses ordres trois vaisseaux de ligne et deux frégates, dont l’une dut être renvoyée à Halifax pour réparer ses avaries; il détruisit 22 bâtiments de commerce appartenant au convoi, et 200 maisons du village, mais il ne put rien entreprendre contre les troupes de terre qui s'étaient retirées dans l'intérieur. Après le départ de Byron, les Français réarmérent quelques barques, firent des prises aux Anglais, et se maintinrent jusqu'à la capitulation de Montréal, dans laquelle ils furent compris. D'après une lettre du commissaire Bazagier (2), l'effectif embarqué pour la France se composa de 7 officiers et de 199 soldats. Ils laissèrent derrière eux une population de 1.300 Acadiens privés de foule ressource, à en juger par Poatrait suivant de la correspondance : «Les habituls dos trois postes de Miramichi, de celui de (ipanun, des trois de Caraquis, étaient Tout à plaindre en Juilel
Is se plaianaient être dans lé même état depuis quelques atudeai doux de Ristigouché sortälent de diverses côtes sans doute aussi malheureux. Is sont tous ddroils, mis paresseux At indépendants s'ils ne sont gouvernés. Les Normands de la partie de Gaspay, Pabos, Parpédiat, la Grande-Rivière n'étaient pas mieux cet été, Lors de la capitulation, les Anglais ont brûlé deux bâtiments à canon
(1) Byron à Colville, 14 juillet 1760. N. America, Record Office.
(2) Rapports de Bazagier, 17 seplembre, 28 octobre et 31 décembre 1760 Archives des Colonies.
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