‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 174 sur 332 · AT LEE · texte numérisé non relu

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qui restaient encloués, rompu des canons et démoli les deux premières batteries. IL a resté sept petits bâtiments pour la pêche des habitants. » De ces détails, il apparaît que, jusqu’à l'occupation anglaise, ces Acadiens se livraient à la guerre de course et faisaient un tort considérable au commerce britannique. Un des plus renommés de ces marins, Josepn Leblanc, originaire du canton des Mines, avait été mêlé à plusieurs incidents des campagnes d'Amérique ; réfugié à Miramichi après la prise de Louisbourg il tombait, pour la seconde fois, aux mains des Anglais (1) qui l'internèrent à Halifax.

Des trois expéditions que le gouvernement britannique allait diriger contre Montréal et les lambeaux des possessions françaises, la première prète fut celle qui devait partir de Québec. Aussitôt le siège levé, Murray s'était vengé des angoisses endurées en sévissant contre les malheureux Canadiens de la province de Québec qui, malgré leur soumission, avaient reprisles armes ou aidé les Francais; à titre d'exemple, il fit pendre, Le 29 mai, devantsa porte (9), le capitaine de la milice de la paroisse de Saint-Michel qui avait conduit quelques-uns de ses hommes au camp de Lévis. L'exécution de ce patriote avait été précédée d'une proclamation datée du 22 mai (3), à peine une semaine après le départ des Français : « Nous avons donné aux habitants Le temps nécessaire de rentrer en eux-mêmes et de réfléchir mürement sur la folie de leurs démarches; ils ont négligé nos avis salutaires et se fient à des espérances trompeuses; ils ont attiré sur eux de nouveaux malheurs. Si nous n'écoutons que le juste ressentiment d'un procédé si inique, ils méritent le châtiment le plus rigoureux, mais guidé par des sentiments plus humains,

(1) Leblanc revint en France et devint titulaire, le 1°° août 1767, d'une pension de 600 livres en récompense de ses services.

(2) Knox, Historical Journal, 11, p. 336.

(3) Manifeste de Murray, Québec, 22 mai 1760. Papiers de Bougainville.

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