‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 178 sur 332 · SOUMISSION DES CANADIENS · texte numérisé non relu

SOUMISSION DES CANADIENS

bitants étaient avec l’armée, et épargné celles des fuyards, qui étaient chez eux, s'est rembarqué..... Les habitants de Sorel qui avaient très bien servi jusqu’à cette heure, sont tous retournés chez eux. Ceux ae Saint-Ours, que j'avais gardés chez eux pour le service de l’armée, refusent tout service, et je suis obligé d'envoyer un détachement de soldats dans cette paroisse pour en tirer quelque secours. J'ai fait à main armée une levée dans Maska et Les autres paroisses; ils désertent tous. Agréable besogne! On mandera sans doute à la cour que j'avais 2 ou 3.000 Canadiens qui ont fait merveille. » Quelques jours après, Knox relate une petite rencontre à Varennes, où trois Canadiens furent tués et scalpés par les rangrrs, puis il enregistre la reddition de plusieurs villages : « Toute la paroisse de Varennes s'est rendue, a livré ses armes, et a pris le serment de neutralité; leurs combattants formaient un total de cinq compagnies de milices; deux autres paroisses aussi peuplées ont annoncé l'intention de faire leur soumission demain. » Le fin du Grame avançait à grands pas, car les deux autres coionnes britanniques, enfin entrées en jeu, s'approchaient rapidement de Montréal et allaient se donner la main. Au cours de l'été de 1759, on se le rappelle, Bourlamaque, qui avait été chargé de cette partie de la frontière, avait évacué et détruit les forts du lac Champlain et s'était retiré dans une ile de la rivière de Chambly ou Richelieu, nommée Ile aux Noix et située en aval du lac età environ 3 kilomètres de son embouchure. Pour la campagne présente, Bougainville avait remplacé son brigadier; investi de son commandemer.‘ dès le printemps, il avait profité du répit que lui laissaient les Anglais et de la bonne volonté de sa petite garnison de #50 hommes pour achever et améliorer les fortifications du poste. L'Ile aux Noix, longue de 2 1/4 kilomètres, et d'une largeur variable de 100 à 300 mètres, occupait le milieu

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du chenal; au bord du bras gauche était construit le fortin (1) avec enceinte en pieux munie de bonnes palissades et d'une artillerie assez nombreuse, mais de faible calibre ; aucun abri pour la garnison qui serait exposée aux projectiles ennemis. leux chaines, fabriquées « avec un gros cèhle encadré dans des pièces de cèdre », reliaient l'ile à la terre ferme et formaient un barrage destiné à empêcher les Anglais de descendre leurs barques en aval du fort.

Au commencement d'août, Bougainville reçut des renforts importants, et au début du siège il avait sous ses ordres deux faibles bataillons de ligne (Guyenne (2) et Berry), six piquets prélevés sur les autres régiments. un peu plus de #00 miliciens, une poignée d'artilleurs, des employés, des commis, des matelots, en tout 1.553 hommes, sur lesquels un peu plus de 1.200 combattants. La flottille attachée au poste se composait d’une goëlette, d’une gabarre et de deux tartanes, le tout armé de deux pièces de 6, douze pièces de # et de pierriers. Jusqu'au 16 août, la quiétude des Français ne fut troublée par aucun incident sérieux. Haviland qui avait été mis à la tête des troupes régulières et provinciales assemblées à Crown-Point (St-Frédéric), devait quitter ce poste le même jour qu'Amherst partirait d'Oswego. En exécution de ces instructions, il mit à la voile le 11 août avec 3.200 réguliers et provinciaux escortés par deux bâtiments à voiles et trois galères à rames; il emmenait avec lui un pare formidable d'artillerie. Le 16 août la flottille fit son apparition devant l'Ile aux Noix; malgré une canonnade assez vive, on effectua le débarquement du personnel et du matériel en amont et à peu de distance de l'ile. Les opérations furent poussées avec vigueur : « Ils

(1) Le fort actuel de l'Ile aux Noix est de construction plus récente. (2) L'état du 11 août donne pour ce régiment 256 sous-officiers et soldats. Papiers de Bougainville.

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