‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 185 sur 332 · AMHERST REF. LES HONN. DE LA GUERRE A L'ARMIE DE LEVIS · texte numérisé non relu

AMHERST REF. LES HONN. DE LA GUERRE A L'ARMIE DE LEVIS

de transporter ses soldats à l'ile Sainte-Hélène et d'y continuer une résistance dont il ne dissimulait pas d’ailleurs l'insuccès certain. Vaudreuil lui fit la réponse qu'il devait prévoir : « Attendu que l'intérêt de la colonie ne nous permet pas de refuser les conditions proposées par le général anglais, lesquelles sont avantageuses pour un pays qui m'est confié, j'ordonne à M. le chevalier de Lévis de s2 conformer à la capitulation et de faire mettre bas les armes aux troupes. »

Knox (1) explique tout autrement les motifs de la conduite de son général. Au chef d'état-major Lx Pause qui lui apportait une lettre de Lévis réclamant contre une stipulation qu’il considérait comme une indignité, Amherst aurait répliqué avec véhémence : « que l'infâme rôle joué par les troupes de France en encourageant les sauvages à commettre au cours de la guerre les cruautés les plus horribles jusqu'alors inconnues, leurs trahisons avouées, leurs manquements à la parole donnée, l'avaient décidé à manifester par les termes de la capitulation, son aversion pour des procédés aussi peu généreux et sa condamnation de leur conduite; pour ces raisons, il se refusait à accepter des objections de la clause visée ». Lévis, dans son rapport officiel, fait égaiement allusion aux raisons qui auraientété invoquées par Amherst pour justifier son refus.

Dans la circonstance, l'attitude du général anglais constituait un abus des droits du vainqueur. Sans doute, il n'avait rien à se reprocher personnellement; comme il a soin de le dire à Pitt, depuis qu'il était entré dans le territoire ennemi, aucun paysan, femme ou enfant, n'avait été blessé par les Indiens, ni aucune maison brülée par eux, Mais il est à remarquer que, depuis son départ d'Oswego, il n'avait traversé que deux ou trois paroisses et n’avait été en contact avec les habitants que pendant

(1) Knox, Historical Journal, H, p. 418.

TS Te

Se

les deux derniers jours de son expédition. En admettant qu'il fût à l'abri de tout blâme, il n'en élait certes pas de même de ses lieutenants, Wolfe et Murray, qui avaient mi s à feu et à sang la province de Québec, et de Johnson, le chef des auxiliaires indiens, qui n'avait rien fait pour réprimer les excès de ses sauvages après la bataille de la Belle Prairie et Ia capitulation de Niagara. Ambherst, comme aide de camp du duc de Cumberland, avait assist” à la capitulation de Closter Severn. Après la chute ce Louisbourg, il avait sanctionné et même édicté les déeruts d'expulsion pris contre les Acadiens des îles du Cap Breton et de Saint-Jean; peut-être le souvenir de ces honteuses transactions et du manque de bonne foi qui les avaient caractérisées, le rendit-il si sévère à l'égard des Français. Au surplus, le ton pharisaïque du chef bri‘annique était tout à fait déplacé quand il s’appliquait au chevalier de Lévis lequel n'avait jamais été mêlé aux cruautés qui avaient quelquefois souillé les champs de bataille du Canada, et dont la réputation d'humanité et de générosité était bien assise dans les deux armées. D'ailleurs, le gouvernement de la métropole, sans désavouer son représentant, répara. dans une certaine mesure, l'injustice commise en relevant Lévis et quelques-uns de ses officiers de leur parole et en leur permettant de participer aux campagnes d'Allemagne.

Réserve faite de la clause spéciale à l’armée française, l’arrangement conclu à Montréal était libéral dans l’ensemble : Le libre exercice de la religion catholique était garanti; les séminaires et les communautés de femmes étaient maintenus dans la possession de leurs biens et privilèges. Le peuple conservait la jouissance de ses propriétés, les seigneurs gardaient celle de leurs droits féodaux. Tous les officiers civils et militaires, les soldats ct les matelots étaient renvoyés en France sur transports añglais, les miliciens prisonniers en Amérique étaient libérés et autorisés à rentrer chez eux. Seuls, les pauvres

int as ent O1, our > la rst, st ce ruts ton uses ient ais.

était r de ent a, et bien ment ara.

evant et en gne.

aise, l'enétait mes t priproféots et ports aient uvres

Page 1