RP, D
gt Dé
L'incident du traité austro-russe se turmina par l'accession de la France, sous certaines réserves, et la conversation sur la paix reprit de plus belle. M"° de Pompadour qui, d’après Starhemberg, reproduisait exactement les vues de Choiseul, s'était étendue (1), dans une causerie récente, sur les difficultés qu'éprouvait le ministre, sur l'opposition qu'il rencontrait au sein du conseil, de la part du marquis de Puysieulx et du maréchal d’Estrées, tous deux adversaires de l'alliance autrichienne, sur les embarras financiers du royaume, sur la nécessité d’une prompte pacification. Les échecs de Liegnitz et de Warburg et la demande de renforts formulée par Broglie donnèrent une nouvelle force aux représentations de la France. Choiseul informa Starhemberg (2) qu'on était hors d'état de poursuivre les hostilités, qu'il fallait regarder cette campagne comme la dernière, qu'il avait recu les ordres du Roi de penser bientôt à la paix et d'en prévenir la cour de Vienne. Le ministre avait ajouté
. qu'il n'aurait recours à l'intervention ni du Danemark, ni de l'Espagne et qu'il traiterait directement avec Pitt. A l’ambassadeur qui lui reprochait son découragement, Choiseul avait répondu : « Que voulez-vous que je fasse? Nous n'avons ni argent, ni ressources, ni marine, ni soldats, ni généraux, ni têtes, ni ministres. Je défie qu’on puisse continuer la guerre de cette manière et vous pouvez compter que je vais employer tous les moyens possibles peur faire la paix le plus tôt que je pourrai. »
Un rapprochement avec la Russie servirait-il à faciliter la solution visée? Sur ce sujet, les deux Choiseuls échangent leurs idées. L’ambassadeur rédige un mémoire (3) où il expose le pour et le contre de ce procédé; le ministre envoie au baron de Breteuil des instructions dé-
(1) Starhemberg à Kaunitz, 17 juillet 1760. Archives de Vienne.
(2) Starhemberg à Kaunitz, ?8 août 1750. Archives de Vienne,
(3) Mémoire sur l'alliance avec la Russie, 28 août 1760. Affaires Étrangères.
TT
ju |!
i 4 ue !
an-