‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 227 sur 332 · WE3STER, N.Y · texte numérisé non relu

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de la conversion de Marie-Thérèse et de son chancelier; quoi qu'il en soit, il fautavoir l'air d'y croire; pour l'heure, il a préparé, à l'usage de Breteuil, des instructions secrètes (1) dont il confie le contenu au représentant de la France à Vienne. Le maintien des deux ambassadeurs à Pétersbourg, l'un officiel, l’autre officieux, compliquait singulièrement la manœuvre sxvante que Choiseul voulait tenter auprès du gouvernement moscovite. Les rôles avaient été répartis de la manière suivante : Lhopital, qui n'avait pas été mis au courant, présenterait aux ministres russes la déclaration dont le texte avait été communiqué à l'Impératrice-Reine; il ferait valoir les raisons en faveur de la paix et insisterait pour une prompte réponse. La démarche officielle accomplie, Breteuil entrerait en scène, « il remettra une lettre de moi qu'il trouvera ci-jointe à M. de Wororzow, où je lui mande que le Roi a chargé M. le marquis de Lhopital de lui remet!re pour l'Impératrice sa maitresse une déclaration qui ins- {euira S. M. Impériale des sentiments du Roi relativement à la paix, mais qu'en même temps, comme la santé de M. de Lhopital pourrait l'empêcher de vaquer à tous les détails d’une négociation aussi instante et en même temps aussi intéressante pour l’union des deux Couronnes, le Roi a envoyé à M. le baron de Breteuil des instructions particulières pour traiter cet objet vis-àvis M. le Chencelier et en accélérer l’heureuse conclusion. Alors M. de Breteuil approfondira le matière avec M. le chancelier de Russie; il lui confiera que le Roi à bien senti que la cour de Pétersbourg portée à accélérer la conclusion de la paix, était retenue par la crainte de désobliger la cour de Vienne; que S. M. est entrée, comme elle le fera toujours, dans les embarras que pou-

(1) Instruction pour le baron de Breteuii, 1S décembre 1760. Affaires Etrangères,

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