CONTRE-PROJET DE CHOISEUL
ire Suit une rapide esquisse des stipulations qui semblent ns- : aisonnables ; mais Choiseul prévoit des difficultés ou tout les au moins des lenteurs, aussi estime-t-il préférable d'offrir t la aux ennemis « de rester en statu quo à l'exception de la e le Saxe qu'il est indispensable de réclamer pour son souverain légitime ». Quel que fût le sort réservé à cette pront position, elle servirait de base à la discussion; « la nénait, gociation sera en règle et cheminera d’un pas certain ». ilter Pour obtenir l'abandon des prétentions que chaque allié rver . ne manquerait pas de produire, le ministre français, ouniait blieux de l'état de banqueroute dans lequel son pays e de était plongé, se montrait prodigue de libéralités : à la it (1) Russie un traité de subsides et de commerce, à la Suède le remboursement du coût de la guerre, à l'Autriche, qui es du se contenterait du comté de Glatz, un traité offensif et Ver- défensif et, en plus de l’arriéré, de nouveaux secours pour financiers pour lui permettre de fortifier ses frontières ance. silésiennes.
ierre Après avoir soigneusement supprimé ou atténué les paserait ragraphes relatifs aux subventions, le comte de Choiseul ches remit la pièce à Kaunitz. Il trouva celui-ci peu enclin à > qui discuter avant l’arrivée de la réponse à son propre més au- moire, plus convaincu que jamais de la nécessité du coni for- grès, fort sceptique à l'égard des promesses d'argent des et adversaire d’une suspension d’hostilités qui ne profides terait qu'à la France et serait préjudiciable aux autres er la alliés.
Je ce De son côté, à Paris, le duc de Choiseul avait adopté is si une partie des conclusions de la conférence de Vienne; il ie les admettait le principe du congrès, mais ilen voulait deux. oife- L'exposé qu'il fait à Havrincour (1), l’envoyé français en ptée. Suède, nous renseignera sur les vues de la cour de Verrue sailles : « La cour de Vienne propose une invitation à un ngères. (1) Choiseul à Havrincour, 17 janvier 1761. Affaires Étrangères,
congrès, et le congrès tout de suite, pour discuter les différents intérêts. Cette forme outre sa lenteur parait au Roi sujette aux plus grands inconvénients... En effet, quand même la cour de Londres accepterait la proposition du congrès, que de dificultés n’aurions-nous pas à surmonter sur l'admission des différents ministres des princes qui prétendraient y en envoyer pour discuter leurs droits ou leurs dédommagements? Quelle complication d'intérêts n'aurions-nous pas à débrouiller dans ce Congrès? L'on peut ajouter que les intrigues des ministres ennemis pourraient ébranler l'union que nous avons tant de désir de consolider. »
Afin d'éviter ces dangers, le Roi conseillait de substituer, à une seule réunion, deux congrès dans lesquels les puissances alliées seraient représentées à Paris par leurs ministres résidents auprès de S. M., tandis que les puissances ennemies délégueraient leurs pouvoirs à leurs ministres accrédités à Londres; « le Roi, de concert avec les ministres alliés, traitera directement pour la paix gé- ù nérale vis-à-vis du roi d'Angleterre qui aura à sa Cour les ministres de son alliance et parlera pour eux; ce moyen nous semble le plus simple de tous ». Cependant, si la majorité des alliés se prononçait pour le congrès général, la cour de Versailles s’inclinerait, tout en dégageant sa responsabilité au sujet des complications qui pourraient s en résulter. La question fort importante de l'armistice est soulevée officiellement pour la première fois : «Il me reste à vous parler d’un article qui n’a pas encore été traité ministériellement ni à Vienne ni Pétersbourg; c'est celui de la suspension d'armes. S. M. pense que de quelque façon que la négociation de la paix soit entamée, il est désirable que la suspension d'armes dans toutes les parties en soit un préliminaire, »
Copie de cette dépêche fut envoyée à Vienne pour être communiquée à Kaunitz. D'autre part, Choiseul avait exa-
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