‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 239 sur 332 · CONCESSIONS DE CHOISEUL · texte numérisé non relu

CONCESSIONS DE CHOISEUL

des Dans le cas actuel, il faut reconnaitre que Starhemberg rSA- tient à son chef le langage du bon sens; il conseille srait de « pardonner de notre côté au duc ses éemportements SSA- quelque déraisonnables et insupportables qu'ils soient, dans ainsi que ses expressions menaçantes et neu consistantes. Ca- Il faut bien prendre les choses comme elles sont et non rap- comme elles devraient être; il est bien sûr que tant que +, du nous voudrons conserver notre alliance avec la cour d'ici, posa il sera indispensable de supporter patiemment la légèreté atra- de cet homme extraordinaire et de tirer le meilleur parti Que de ses qualités d'esprit si mélangées de bien et de mal ». r de Starhemberg connaissait bien son homme; malgré la nous chaleur des explications échangées, on revenait à la ment discussion des points contestés, et peu à peu on se raproire, prochait l’un de l'autre. C'est ainsi que Choiseul reenail nonca à préciser les époques de l'armistice, qu'il avait échec d’abord défendues avec tant d'énergie; il se demanda s’il néral fallait se contenter de la rédaction « limitée, illimitée », réouve- clamer une durée d'un an, ou laisser la question en dehors ienne de la déclaration, puis, de concession en concession, il se avait rallia à l’idée de ne pas faire mention dans la. pièce de la sés à ; suspension des hostilités.

i-Ci à En ce moment, c’est-à-dire au commencement de mars, chait le débat éfait encore très confus. Seule parmi les alliés, e trop la Suède s’assimilait le programme francais; la Russie, faainsi vorable à la paix, ne voulait pas mécontenter l'Impératricetifiée, Reine et avait fait aux ouvertures du Roi une réponse dans édiées laquelle le comte de Choiseul croyait reconnaitre l'esprit nt pas et même les expressions de Kaunitz, puis, comme nous l’aévita- vons vu, se ravisant sans doute sous l'influence des argule ca- ments persuasifs de Breteuil, avait accepté Les deux congrès. res et Woronzow était même entré dans les vues de Choiseul au

point d'autoriser son ambassadeur à Londres, le prince Galitzin, à servir d'intermédiaire auprès de Pitt. Ce fut l’assentiment donné par la Russie à l’ouverture

La !

fl di

| qi

des négociations par la France et à l'emploi du prince Galitzin quientraina la cour de Vienne. Le chancelier ne dissimule pas le dépit que lui occasionne le changement d'attitude à Pétersbourg, mais il ne veut, à aucun prix, se séparer de l’alliée du Nord. Aussi n'oppose-t-il qu'une courte résistance aux instances du comte de Choïiseul pour obtenir l'adhésion de l’Impératrice-Reine à la lettre que le cabinet de Versailles voulait adresser à Pitt: «Je luiai dit, mande le diplomate (1), que l’Impératrice de Russie ayant adopté l'idée des deux congrès et trouvant bon que le Roi se charget des premières ouvertures vis-à-vis de l'Angleterre, j'espérais que l'Impératrice Reine n’en ferait pas plus de difficultés etque je demandais que cette princesse consentit également à ce que vous écrivissiez, Monsieur, une lettre à M. Pitt pour sonder les dispositions des Anglais, et pour lui annoncer la déclaration qui doit être incessamment remise au nom de toute l'alliance. M. de Kaunitz a secoué la tête à ma proposition et m'a dit : « Ce n'est pas là ce qu'il faut faire : Tout le monde est d'accord de donner conjointement une déclaration dont l’objet est de parvenir à la paix par le moyen d’un congrès. Il faut partir de ces points convenus et faire remettre cette déclaration simple à l'Angleterre en attendant que l’article de la suspension soit décidé entre nous. » Le Français lui objecte qu'il faudra en référer à nouveau à Pétersbourg; « que M. de Galitzin avait un ordre formel de sa cour de remettre à M. Pitt la lettre qui lui serait adressée par le ministère du Roi, et qu’en suivant cette méthode, nous étions sûrs de ne pas perdre du temps, dans une circonstance où il est si important de mettre tous les monents à profit. M. de Kaunitz pressé par ce raisonnement, n'a pu me cacher la répugnance qu'il avait de vous voir écrire une lettre directement à M. Pitt. Jamais la défiance du Ministre ne

(1) Comte de Choiseul au duc, 12 mars 1761. Affaires Étrangères.

e Galissid'atsépaourte tenir binet ande lopté harerre, 1s de entit tre à ar lui mise , tête [faut joinair à e ces simspenqu il I, de tre à stère sûrs où il I. de er la e diee ne

Page 1