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directs ou indirects à ia Prusse. Cc£ points dûment fixés, les ambassadeurs des cours alliées, en collaboration avec le ministre français, s’attelèrent à la rédaction des textes. La besogne fut rapidement accomplie, et dès le lendemain 27 mars, le duc de Choiseul put annoncer à son cousin (1) que les déclarations, signées séparément et collectivement par tous les diplomates intéressés, avaient été expédiées au prince de Galitzin; Choiseul y avait joint uae lettre pour Pitt et un mémoire particulier du Roi au roi de la Grande-Bretagne. « Peut-être vous dira-t-on, ajoute-t-il, que nos propositions à l'Angleterre sont trop désavantageuses pour nous; ce désavantage regarde uniquement le Roi et S. M. pense au contraire qu'ii serait intéressant pour elle queS. M. Britannique acceptât purement et simplement ce qu'elle lui propose. »
L'Impératrice était-elle réellement aussi opposée à la pacification que le laisseraient supposer les entraves apportées par la cour de Vienne aux tentatives de Choiseul ? Ses propos au cours d’un entretien qu'elle eut vers cette époque avec l'envoyé de Louis XV seraient en contradiction avec cette hypothèse. La conversation (2) avait porté d’abord sur l'attitude dela cour de Russie au sujet de laquelle la princesse partageait les sentiments de son chancelier : « Elle m'a beaucoup parlé de la Russie, des différents mémoires qu'elle nous a donnés, du caractère de ses ministres, de la difficulté de traiter avec cette cour, et de la maiheureuse nécessité où elle se trouvait de la ménager pour ses intérêts politiques à cause des Turcs et du roi de Prusse. Elle m'a paru très mécontente de sa manière d'agir dans cette occasion-ci, de la duplicité de sa conduite, de ses variations, et de la diversité du langage qu'elle tient à nos ambassadeurs. Elle m'a dit que le
(1) Duc de Choiseul au comte, 27 mars 1761. Affaires Étrangères. (2) Comte de Choiseul au duc, 1°" avril 1761. Affaires Étrangères.
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