REMISE DES DÉCLARATIONS PAR GALITZIN
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l'Europe et, dans ce but, suggérait la réunion d’un congrès à Augsbourg ou dans une autre ville d'Allemagne. Les hautes puissances signataires avaient déjà nommé leurs représentants et priaient Leurs Majestés britannique et prussienne d'en faire autant. Cinq copies de ce document, signées par chacun des ambassadeurs où envoyés en résidence à Paris, furent données à Pitt et aux ministres prussiens à Londres. Un accueil sympathique ne pouvait faire doute. Dans un précédent chapitre, nous avons relaté l'opinion manifestée par le roi de Prusse en faveur de la paix, son impatience d'ouvrir les pourparlers et le conseil donné au cabinet britannique d’en assumer au besoin l'initiative. L'Angleterre, dont les affaires étaient en bien meilleure situation que celles de son allié, était également désireuse de terminer la guerre d'Allemagne ; depuis l’avènement du jeune souverain, depuis l'introduction de Bute dans le cabinet, les idées de paix avaient gagné du terrain; Pitt lui-même ne faisait plus d'opposition à la poussée pacifique qu'on sentait dans l'air. Il eût été d’ailleurs dangereux, pour ne pas dire impossible, de repousser des ouvertures qui n'étaient, en quelque sorte, que la réponse tardive à celles que l'Angleterre et la Prusse avaient formulées vers la fin de 1759. Quatre jours après la remise des documents confiés à Galitzin, le nouveau sous-secrétaire pour le département du Nord, Bute, répondit en acceptant la proposition des cinq cabinets de l'Europe et en s'engageant, tant au nom de l’Angleterre que de la Prusse, à désigner leurs plénipotentiaires au futur congrès. Les choix furent fails, et l’on parla vaguement d'une réunion pour la première quinzaine de juillet, mais, en fait, le congrès ne s’assembla pas; par entente tacite, et à partir surtout de la mission de Bussy ct de Stanley, les gouvernements intéressés ajournèrent le gros problème des arrangements européens jusqu’après solution de la négociation entamée entre les cours de
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