DÉSIGNATION DE STANLEY COMME PLÉNIPOTENTIAIRE A PARIS
tions inattendues ont naturellement l'effet de répandre
1S au acile plutôt de l'obscurité et de l'incertitude dans les ouver- » tures que d’y mettre cette netteté et cette assurance si s IIE, indispensables dans une négociation. » Pour obvier à cet n en- inconvénient, il serait désirable d’avoir recours à des ance entretiens dans lesquels « l’éclaircissement suit de près le posi- doute ». Le mémoire quiaccompagnait la lettre annonçait \une la nomination de Hans Stanley comme plénipotentiaire ngle- à Paris, et spécifiait que les instructions des deux envoyés devaient les mettre à même « de traiter de bouche, tant cour- sur le fond de la question que sur les époques aussi bien L (2) que relativement aux compensations qui conviendront ‘ ises : aux deux couronnes ». C'était substituer aux ouvertures ilités précises bien qu'incomplètes du 26 mars des conversations is$e : dans lesquelles tout serait remis sur le tapis et dont la condé et clusion se ferait d'autant plus attendre que les pourparu de lers seraient en partie double et auraient pour scène deux Accès capitales éloignées l’une de l’autre. IL y avait peu à esaide- pérer d'un pareil mode de procéder.
uvait Cependant, Choiseul se montra content du contenu de d’en- la communication anglaise; il lui était impossible de ne es et pas voir sans. satisfaction l'affaire prendre la tournure yage qu'il avait toujours préconisée et l'Angleterre lui attribuer k. Le le rôle prépondérant que ses propres alliés étaient peu ude, enclins à lui abandonner. En politique avisé, il eut grand soin de laisser au cabinet de Saint-James toute la responavait sabilité de cette innovation. Dans une lettre à son coualités sin (1) destinée à passer sous les yeux de Kaunitz, il it souligne le silence de Pitt au sujet du concert des alliés et que de la paix générale dontil avait été fait mention dans la aria- pièce française. « Cette omission de la cour de Londres
sur des objets aussi intéressants me ferait penser, comme le prince Galitzin me le mande, que le ministère britan-
(1) Duc de Choïiseul au comte, 1° mai 1761. Affaires Étrangères.
nique aurait dessein de terminer la guerre d'Allemagne séparément de celle de France. Ce projet est contraire aux intentions du Roi et aux intérêts de S. M... Dans ce moment-ci, la cessation de la guerre de terre ne nous mettrait pas en état de remonter notre marine, de plusieurs années, et n'empêcherait pas que celle d’Angleterre qui est dans la plus grande activité, ne nous fit supporter des pertes considérables. Vous conclurez de là, Monsieur, que nous ne pouvons nous prêter à la paix d'Allemagne sans que celle de la France et de l’Angleterre soit arrêtée, de même que l’Angleterre ne se prêtera pas à la paix de mer sans que celle de terre ne soit constatée, d'où il résulte, Monsieur, que l'intérêt véritable et actuel du Roï est que les deux paix marchent d’un pas égal, afin que la conciusion en arrive en même temps. » Il s'efforce de tranquilliser le cabinet de Vienne dont il prévoit les questions insidieuses : « Sur cet article, Monsieur, vous donnerez les assurances les plus fortes à M. de Kaunitz qu'il ne sera rien traité à Londres relativement aux intérêts de l'alliance générale, dont M. de Starhemberg ne soit instruit. Vous direz à l'Impératrice que le Roi serait blessé si elle pouvait imaginer qu'il püt, dans äucun cas, manquer aux paroles qu'il lui à données et au concert qui est établi entre les deux puissances. » Il explique pourquoi il luia paru impossible de décliner la proposition anglaise. « Au surplus, Monsieur, malgré les soupçons que nous avons que le ministère anglais a la vue é&e mettre la discorde entre les alliés, malgré la finesse avec laquelle M. Pitt élude les difficultés des époques et des compensations relativement à la France, le mémoire britannique est si simple et si honnête et l'avance que fait la cour de Londres d'’envoyer le passeport pour M. de Bussyest si raisonnable, que j'ai cru devoir y faire la réponse que vous trouverez ici, en y joignant les passeports nécessaires pour M. Stan-