BONNE IMPRESSION A LONDRES
rier, Pitt se déclara satisfait de la lettre de Choiïiseul et d'accord avec lui sur le maintien de l’uti possidetis et sur la connexité de cette clause avec celle des époques; d'ailleurs, il avait déjà proposé les siennes. Puis il demanda si Bussy avait quelque chose à dire sur les conditions. Le Français, fidèle à sa consigne, répondit
“qu'il n'avait pas encore recu les instructions de sa cour
à ce sujet. Pitt qui avait en mains le papier de Choiseul, et qui ne croyait pas au mystère gardé à l'égard de son interlocuteur, insista à plusieurs reprises mais en vain sur ce point. Néanmoins, on effleura plusieurs questions : les conquêtes françaises en Allemagne, les limites du Canada, la démolition des fortifications de Dunkerque, l'attribution des Antilles neutres. Bussy se dit presque rassuré sur l'envoi de nouvelles expéditions contre les possessions françaises : « Il parait qu’il (Pitt) n’en fera aucune de sérieuse jusqu'à ce qu'il sache décisivement sil y à moyen de rétablir ou non la paix avec la France. ,
Malgré les réticences de Bussy, qui paraissaient suspectes à Pitt, la note de Choiseul et les explications de Stanley qui l’accompagnaient, produisirent une excellente impression à Londres. Décidément, la France était de bonne foi et on pouvait entretenir l'espoir fondé d'une entente prochaine. Bute |1) se félicite avec Newcastle « de la première ouverture de la France; elle n’est pas telle que nous l'aurions désirée, et cependant, je me flatte qu’elle ne s’en éloigne pas beaucoup ». Hardwicke (2) est dans les mêmes sentiments; il craint des difficuliés à propos du droit de pèche et n’est pas rassuré sur les réserves de l'envoyé anglais : « Stanley a flatté son patron.. en disant qu'il ne fallait pas considérer la note
(1) Bute à Newcastle, 22 juin 1761. Newcastle Papers. (2) Hardwicke à Newcastle, 23 juin 1761. Newcastle Papers.
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