DIVERGENCES SUR L'EVACUATION DE L'ALLEMAGNE
fort; et celle du Bas-Rhin commandée par le maréchal de Soubise se retirera Aussi de son côté sur Le Hiin, occupant Wesel et la Gueldre. Les pays du foi Je Prusse, sur le Bas-Rhin, ont été conquis el sont gouvernés actiellement au nom de liipératrice Reine. Le Roi ne voudrait pas s'engager à les évacuiet sais le eonsetiterent de S. M. Impériale ef avant le succès des né&oti{MNons (1 congrès d'Augshourg. » En 4Hletdulit la paix, et dans le but d'éviter une dépense inutile, il serait stipulé qu'au fur et à mesure du f [ul bi Angleterre du contingent britannique, un nombre double de troupes françaises reantrerait en France.
Quelques jours avant l'envoi de sa dépêche officielle, Choiseul avait communiqué le brouillon de son mémoire à Stanley ; il l'avait informé et informa Bussy qu'en place du Cap Breton, la France accepterait une ile de moindre importance, Canseau (1) par exemple; il n'insisterait pas sur la restitution de Gorée si le gouvernement britannique préférait substituer une autre rade: enfin, en réponse à une interrogation de Pitt, dont Stanley avait adouci le ton impérieux, le ministre francais affirma que la France n'avait aucune intention de conserver Ostende ou Nieuport: « Quant à l'évacuation de Wesel, écrit Stanley (2. vous remarquerez une différence radicale entre la proposition actuelle et ce que je vous ai écrit... Le duc ne désavoue rien de ce qui s'est passé à cet égard, mais il dit qu'il ne savait réellement pas que la possession de ce territoire, ainsi que son adminictration civile, fussent déjà entre les mains de l'Impératrice Reine, quoique ce füt la France qui encaissät les cortributions, ete... Il reconnait qu'il a commis une grosse erreur. » I va sans dire que cette explication est inadmissible, car elle supposerait, de la part
(1) Petite île sur les côtes de la Nouvelle-Écosse dans les parages du dé- {roit qui sépare la Nouvelle-Ecosse de l'ile du Cap Breton. (2; Stanley à Pitt, 12 juillet 1761. Record Office.
| uc Choiseul, l'oubli des discussions récentes entreStarhem- Li bexg et lui à propos de Wesel et des districts adjacents, dis- | cussions dont la première remontait au mois de mai et qui, 2 depuis lors, avaient donné lieu à une correspondance suivie | avec la cour de Vienne. Une clause garantissant la succession : protestante au trône de la Grande-Bretagne fut déclarée 10 inutile par Stanley. mais maintenue par Choiseul qui Ji prit occasion d'affirmer qu'il n’avait jamais donné aux Stuarts le moindre encouragement.
Puis on aborda la grosse question des réclamations de l'Espagne qui avait été ajoutée au projet élaboré par le Conseil. Sur la prière de l'Anglais, Choiseui consentit à rayer cet article; il est vrai qu'il en fit, cor. ‘ous l'avons vu, l’objet d'une pièce spéciale. Lors a une conversation un peu ontéricure, le ministre français avait fourni à l’'envoyé britannique quelques renseignements sur les engagements existant entre les couronnes de France et d'Espagne. « Il y à déjà quelque temps, mande Stanley, avant qu'on ne pensât à la paix, sur la demande de l'Espagne, la cour de France avait consenti à se lier avec eile sur trois points : les prises, les bois de teinture et la pêche à la morue; il lui avait semblé loyal, étant donné les chances de paix avec nous, de me dire où en étaient les affaires. Il me parut embarrassé de ces engagements et désireux de voir le litige espagnol terminé en même temps que la paix entre nos deux couronnes. »
Le résumé que fait Stanley de l'état des négociations est intéressant : « Le mémoire inclus, écrit-il (1), n’est ni l’ultimatum de la France, ni une réponse à vos propositions verbales; il est susceptible de plusieurs alternstives on modifications; les discours que M. de Bussy vou: adressera et les explications que M. de Choïiseul me fournira en formeront le meilleur commentaire. C'est d'avrt
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(1) Stanley à Pitt, 14 juillet 1761. Newcastle Papers.
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