‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 277 sur 332 · DÉTAILS SUR CHOISEUL · texte numérisé non relu

DÉTAILS SUR CHOISEUL

faite, et que ce dernier a corrigées devant lui. D'après notre auteur, les retards apportés à l'expédition des réponses aux notes de la cour de Londres tenaient à la difficulté que le ministre trouvait à entretenir d’affaires le Roi. « Pendant ses séjours de plus en plus fréquents À Saint- Hubert, Choisy, Bellevue, etc... Louis XV ne voulait ni donner audience à ses ministres (excepté à titre personnel) ni lire ni signer aucune pièce. »

Notre excursion dans la vie privée terminée, revenons des négociateurs à la négociation. Dans les propositions que Choiseul venait de soumettre ministériellement à la cour de Londres et sui revêtaient pour la première fois un caractère officiel, les points les plus épineux étaient en outre de la pêcherie l'évacuation de l'Allemagne et l'appui donné aux revendications espagnoles.

Au moment de l'envoi de ces pièces, c’est-à-dire vers le milieu de juillet, Choiseul, en dépit des prédictions pessimistes de sa correspondance, conserve encore l'espoir d'une solution pacifique. Tout en continuant la discussion amicale sur les détails du futur pacte de famille, il en retarde la signature. Le 7 juillet, il mande à Ossun 1!) : «& Vous ne cacherez pas au roi d'Espagne et à son ministre quié Hous aiulis besoin de la paix dans ce moment-c1; el que nous cotiplons que les engagements que nous prenons n'éloigheront pas cetlo paix Hévessultie, 81 dos enter

deviennent trailables sut les conditions. Ce n'est pus ln gliotlo proprement dite qui fait désirer au ol la paix: il serait peut-être même avantageux, vu la liaison et l'in-

limité de la France et de l'Espagne, de cotitinter la zuerr(

Hidis nous avons des troubles intérieurs 2) qui fatiguent le Roi à l'excès, qui mettent de l'amertume dans sa vie et qui ne peuvent être réprimés que par la paix. Voilà

(1) Choiseul à Ossun, 7 iuillet 1761. Affaires Étrangères (2) Allusion aux conilits avec le Parlement,

ne ue De nine mes TE OR CR

le véritable motif du désir qu'a S. M. de conclure la paix avec l'Angleterre, » Le 1#, un billet tracé de la main du ministre (1) indique plus de fermeté et moins d'espoir d'une solution pacifique : « Il faut attendre la réponse de cette Cour (l'Angleterre) pour signer ladite convention, car il serait messéant de transiger en même temps, et d'une manière opposée, avec l'Espagne et l'Angleterre. J'espère que $. M. Catholique et son ministère approuveront cette délicatesse de la part du Roi. » C'était demander un désintéressement qui n'entre que rarement dans les considérations de politique extérieure ; aussi ne serons-nous pas étonnés de voir Ossun parler du mécontentement qu’aurait manifesté S. M. Catholique à propos des lenteurs apportées à la conclusion des traités franco-espagnols.

Les choses en étaient là quand les préoccupations de l’Impératrice-Reine se manifestèrent par l'introduction de réserves dont la teneur n'était pas de nature à faciliter les tentatives de rapprochement.

(1) Choiseul à Ossun, 14 juillet 1761. Affaires Etrangères.

paix nain poir » de ion, ‘une père ‘ette un nsipas l’aueurs

s de tion liter

Page 1