‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 278 sur 332 · RUPTURE DES NÉGOCIATIONS POUR LA PAIX PARTICULIÈRE · texte numérisé non relu

RUPTURE DES NÉGOCIATIONS POUR LA PAIX PARTICULIÈRE

INTERVENTION DE L'AUTRICHE, — MAUVAISE HUMEUR DE KAU- NITZ, — PRÉSENTATION DES MÉMOIRES SUR LES GRIEFS ES- PAGNOLS ET SUR LES CONQUÈTES ALLEMANDES. -— COLÈRE DE PITT, des RENVOI A BUSSY DES MÉMOIRES. — ULTI- MATUM ANGLAIS. — INDIGNATION DE CHOISEUL. — SIGNA- TURE DU PACTE DE FAMILLE ET DE LA CONVENTION AVEC L'ESPAGNE. — NOUVEL ÉCHANGE D'ULTIMATUMS. - RAP- PEL DE STANLEY ET DE BUSSY.

Depuis le début des pourparlers ouverts à Londres et à Paris, c'est-à-dire à partir des premiers jours de juin, Starhemberg avait rempli avec conscience son rôle de surveillant vigilant. En vertu des promesses de Choïseul, il devait recevoir communication de la correspondance échangée avec Bussy et être tenu au courant des conversations avec Stanley. Plein de soupcons à l'égard du ministre français, n'ajoutant qu'une foi relative à ses affirmations, l'Autrichien interroge, cherche à lire luimème les dépèches de Londres au lieu d'en écouter le résuré, les copie quand il en trouve le moyen, combat les concessions qu'il croit nuisibles aux intérèts de sa souveraine et rappelle à tout instant tel article des traités de 1756 et 1758 qui soumet l'action française à l'acquiescement de son allié. Lié par le passé, Choiseul est forcé de discuter avec l’Autrichien le sens et la portée

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