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tions nécessaires : il expédia son convoi sur la route de Glogau, avec instruction de lui rapporter du pain et de le rejoindre en marche; puis, tard dans la soirée du 14, ses troupes défilereient, avec ordre de se poster sur le plateau de Pfaffendorf et d'y passer la nuit sous les armes; les bagages furent parqués à la bruyère de Kischelberg près du village de Hummel. Le lendemain, on s’eflorcerait de
continuer le mouvement dans la direction de Parchwitz.
Pourquoi la marche des Prussiens ne dépassa-t-elle pas Pfaffendorf, localité fort rapprochée de Liegnitz? Le premier objectif de Frédéric qui prévoyait pour le jour suivant une attaque de l'adversaire devait être d'échanger le camp défectueux qu’il occupait depuis Le 13 pour un terrain plus resserré, et “une défense plus facile. L’opération ne laissait pas d’être délicate, car si une partie de ses forces était établie dans les faubourgs de Liegnitz, une autre fraction plus importante était logée dans les villages de Schmochwitz et Schemmelwitz, sur les bords de la Katzbach, à 7 ou 8 kilomètres en amon* de la ville. Or, l'expérience récente de Seichau avait 1lémontré les dangers d’une manœuvre de nuit exécutée à portée du canon de l'ennemi. Il était donc indispensable de retirer les troupes sans éveiller l’attention de Daun, dont l’armée était campée de l’autre côté de la Katzbach, en face de Schmochwitz, à Hochkirch. Enfin, et ce fut probablement le motif déterminant, il aurait été périlleux de prolonger la marche de nuit jusqu’à Parchwitz, avant d’être mieux fixé sur la distribution des corps autrichiens et sur les mouvements de Czernitchew qu’on savait avoir traversé l’Oder, mais dont on ne connaissait pas encore le cantonnement exact.
Eflorcons-nous de donner une idée du théâtre (1) où la lutte allaït s'engager : La première impression du touriste
(1) Voir la carte à la fin du volume.
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