‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 290 sur 332 · ULTIMATUM FRANCAIS · texte numérisé non relu

ULTIMATUM FRANCAIS

O= à la possibilité de la paix, puisque sa réponse au mé-

“, moire de Starhemberg est datée de ce jour. Au cours

er- de la journée, il recoit le courrier de Bussy et prend

re connaissance de la note de Pitt que Stanley lui apporte.

te Dès le 30, la résolution de Louis XV et de son ministre est

re arrêtée : l'alliance avec l'Espagne, décidée en principe, || es produira ses effets immédiats ; la guerre continuera avec le 11 ue - concours du nouvel allié ; la négociation avec l'Angleterre (4 n- ne sera poursuivie que dans l'intention de gagner du IT ve temps; si, par impossible, cette puissance accueille favora- EU nt blement l’ultimatum français, la paix ne sera conclue qu'à À | n \L'- la condition d'y comprendre les différends espagnols et 2; h ut d'en faire agréer les stipulations par l’Impératrice-Reine. \] BL te 1 Malgré le peu de probabilité d’une solution pacifique, # Î ' es certains diplomates et des mieux informés, l’estimaient en- | hi rit core possible, C’est ainsi que Grimaldi écrit (1) à Choiseul : \ À | es « M. de Fuentes juge et il me parait avec assez de fonde- 1! Ë | , ment, que lorsque le ministère anglais verra par les ré- | {! la ponses de Bristol que les sentiments du Roi sont conformes | ! | de à votre mémoire, et fermes en même temps, la cour bri- (ll | in ; tannique acceptera la paix sans délai. 11 est convaincu IE es et les indices sont constatés, que la nation anglaise craint {| \ n- 4 beaucoup une nouvelle guerre avec l'Espagne. M. de | LL se 4 Fuentes s'explique dans ces propres termes dans sa dé- 4: le i pêche à M. Wall. » Kaunitz était du même avis; il mani- {1}

le festait à Du Chatelet la peur que les Anglais ne consen- HE ELA D- tissent à l’ultimatum français. | ni s- ; Revenons à la stérile besogne qui se traitait à Lon- j

Le dres. Comme réplique au billet que Pitt avait adressé

e. l. à Bussy en lui renvoyant ses mémoires, Choiseul prépara

st un brouillon qu'il expédia à Londres avec Le nouvel ulti-

È matum de la France : « Voici les intentions du Roi, lui

mande-t-il (2), si vous êtes dans le cas de négocier; si au

(1) Grimaldi à Choiseul, 5 août 1761. Affaires Etrangères. |è (2) Choiseul à Bussy, 5 août 1761. Affaires Etrangères, Les détails de j

contraire M. Pitt ne vous répond pas, vous ne chercherez pas à obtenir une réponse ; et après huit jours d'attente, vous me dépêcherez un courrier pour recevoir les derniers ordres de S. M, Si le Secrétaire d'État anglais vous disait ou vous faisait dire que nos propositions sont inadmissibles, vous lui répondriez qu’elles vous paraissent justes, et même faibles ; mais que ce qu'il y a de certain, c'est qu'elles ne changeront pas, et vous chercherez le moyen de voir chaque ministre d'État à Londres, de leur expliquer la solidité de nos raisons, l’immensité de nos sacrifices et les pertes que les deux couronnes feront par la continuation de la guerre. Si après avoir fait ces démarches, vous jugez qu'il n’est pas possible de dompter M. Pitt, vous lui demanderez un passeport pour revenir en France et vous partirez sur-le-champ. » Choiseul se félicite de la démarche de Fuentes qui, de son côté, avait présenté son exemplaire du mémoire avec un insuccès égal à celui de son collègue français et conclut : « Vous lui confierez notre ultimatum ; je vous adresse celui de l'Angleterre que M. Stanley m'a remis, dont le nôtre est la réponse. La matière est actuellement si fort entendue des deux cours qu'elle ne demande plus qu’un oui ou un non, et je vous avoue que je serais fort embarrassé de décide, lequel des deux est le plus désirable pour la France, en même temps que j'aurais bien mauvaise opinion de la politique du ministère britannique si elle refuse la paix dans ce moment-ci à des conditions si avantageuses pour l’Angleterre. Mais comme il faut prévoir les événements les plus apparents, si M. Pitt acceptait nos conditions, il ne faudrait pas se départir de la confiance que le Roia promise à l'Espagne, et de l'union convenue d'ajuster les différends de cette couronne en même temps que les nô-

l'ullimatum francais sont exposés à propos de la discussion à laquelle ils donnèrent lieu de la part du cabinet anglais.

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