‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 42 sur 332 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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tenté des hauteurs de Hohengiersdorff; il a passé les défilés de ce nom pour pouvoir déboucher le lendemain plus à son aise. C’est là qu'il à fini la journée la plus extraorainaire qu’on ait vu depuis longtemps; car il a fait au moins dix lieues de France sans s'arrêter, toujours sous notre canon, ayant M. de Laudon avec son corps à la suite de son arrière-garde, iequel a été joint par le corps de M. Beck avec des troupes fraîches à 1x sortie des montagnes au pied des hauteurs de Hohenfriedberg. De là, il a toujours eu, à quinze cents pas de son flanc droit, notre armée en bataille qu'il a côtoyée jusqu'aux ravins de Begendorf. »

Malgré scn désir d’une bataille rangée, Montazet tremblait pour le résultat de l'affaire qu'il prévoyait pour le lendemain; heureusement, l'entrée en ligne de Lascy et de Laudon vers 19 heures du matin rétablit la supériorité des Autrichiens. Tout se borna à une <iuonnade d'une demi-heure. La lettre de l’attaché franzais se termine par une vigoureuse critique de Daun et de soa étatmajor : « J'avoue que je n'ai jamais été aussi impatienté que dans ces deux dernières journées, surtout par la marche du 17 qui est la plus insultante, la plus falle qu'un ennemi puisse faire et que nous n'avons jamais osé troubler. » L’appréciation n’est qu'à moitié justifiée : sans doute, le 17, Daun se laissa tromper par la souplesse de son adversaire, mais il prit sa revanche en se plaçant de manière à couvrir ses magasins et à barrer les routes de Friedland et de Landshut.

Ce poste ct celui des Prussiens à Hohengiersdorff en face du premier, les deux adversaires les conservèrent jusqu'aux 6 et 7 octob:e. Durant ce long séjour, les plans des Russes avaient enfin pris forme. Ainsi que nous l'avons dit, dès le 20 août, c'est-à-dire avant la guerre de positions entre Daun et Frédéric, l'état-major russe avait accepté le principe d’une diversion sur le bas

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