‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 53 sur 332 · HULSEN SE RETIRE A TORGAU · texte numérisé non relu

HULSEN SE RETIRE A TORGAU

| + n'était que 7 heures du matin, ne voulut pas renoncer à : la lutte; le combat d'artillerie reprit de plus belle et une | brigade dinfanterie palatine vint appuyer les fantassins de Stollberg qui se maintenaient encore dans un quar-

tier du bois; enfin un nouveau mouvement hors de por- \ 1 tée des batteries prussiennes fut dessiné vers le chemin de 1 Torgau. Hülsen qui avait dégarni sa gauche à Strehla, t Ë au point de n’y conserver que cinq bataillons alignés sur e | un rang «le profondeur, jugea prudent d'effectuer sa reë 4 traite. Elle ne fut suivie que par quelques hussards im-

= | périaux. Deux-Ponts s'empressa d'occuper le camp, de 4 son adversaire où il fit tirer le lendemain un feu de joie

s À pour la victoire aw’il s'était attribuée, un peu gratuiteit à ment, ce semble.

t 4 D'après les rapports officiels, la perte prussienne n'au- NN 8 LI rait été dans cet engagement que de 1.162 officiers et sol- Lo 4 dats tués, blessés et pris; 3 canons et quelques tentes tom- | ÿ “à bèrent entre les mains des Impériaux. Ceux-ci auraient | té "4 eu plus de 2.000 hommes hors de combat, sans compter |! s É: 40 officiers et 1.178 soldats faits prisonniers ou déserteurs ; ee Ed en outre, ils s'étaient laissé enlever un canon et trois dra- Ll is Le peaux ouétendards. L’attaché militaire Marainville, qui as- \ »s n sistait à la bataille (1), explique l’insuccès de Stollberg par

L l'action tardive de l'artillerie impériale ; ilrend hommage à te 4 la bonne conduite des troupes de l'Empire qui, mêlées aux ar D Autrichiens, « ont montré une valeur et une volonté beau-

ï : coup au delà de ce qu’on en attendait ». Il évalue les dé- Lo 4 chets des deux côtés au chiffre égal de 2.000 et ajoute :

s . « C'est une affaire de perte où l'ennemi avait l'avantage

: 1 &es bois pour faire tranquillement et avec sûreté sa re-

e + traite par les chemins dont ils sont traversés, aussi ne lui

e 4 a-t-on pris que trois pièces de canon de six, » Le général

Hülsen, dans son récit (2), fait un éloge mérité de son

S 4 (1) Marainville à Choiseul, Strehla, 29 août 1760. Affaires Étrangères. il à (2) Hülsen à Frédéric, Torgau, 21 août 1760, Schôning, I, p. 390.

personnel et mentionne d'une façon spéciale les généraux Braun et Schorlemmer, le colonel Kleist et le major Marschall qui s'étaient distingués dans le combat du Dürreberg.

Pendant plus d'un mois, depuis le 20 août jusqu'au 2% septembre, les hostilités furent virtuellement suspendues. Hülsen dans son camp retranché de Torgau, en face de lui, Deux-Ponts n’osant l’attaauer mais essayant, par des manœuvres répétées, de l’amener à vider la place. Cependant la situation s'était modifiée en faveur des Impériaux, et par l'arrivée de Luzinski qui, depuis les derniers jours d’août, coopérait avec le gros, et par l'entrée en scène du duc de Wurtemberg avec son corps de 8.000 hommes. Ce prince, qui tenait à exercer un commandement indépendant, comme nous le verrons dans un autre chapitre, avait refusé de servir sous le contrôle du duc de Broglie et guerroyait, pour son propre compte, dans les régions inoccupées par les principaux belligérants. Il avait levé force contributions en argent et en nature da: £ les comtés prussiens de Hohenstein et de Mansfeld et dans la ville de Halle. En dernier lieu, il s'était porté sur Bitter-feld et, le 23 septembre, s'était installé à Pretsch. Ce mouvement avait été effectué sur les instances de la cour de Vienne qui avait enjoint (1) au duc de Deux- Ponts dl’achever la conquête de la Saxe en s'emparant de Torgau et de Wittenberg, et de s'entendre à cet effet avec le duc de Wurtemberg. C'est en vain que Hülsen, ému de l'offensive concentrique dont il était menacé, avait demandé du renfort au roi de Prusse et au prince Ferdinand ; tous les deux avaient répondu qu'il leur était impossible de détacher au secours de la Saxe. Quoique livré à ses seules ressources avec les 10.000 hommes dont il pouvait disposer, le général prussien ne redoutait pas

(1) Marainville à Choiseul, Strehla, 18 septembre 1760. Affaires Étrangères.

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