‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 63 sur 332 · ATTAQUES SUCCESSIVES DU ROI REPOUSSÉES · texte numérisé non relu

ATTAQUES SUCCESSIVES DU ROI REPOUSSÉES

valiers autrichiens firent beaucoup de prisonniers; le régiment prussien de Goltz vit son effectif diminué de moitié, le bataillon de grenadiers Heilsperg, qui comptait #00 présents à l'appel du matin, en perdit 350; les 16 bataillons qui prirent part au second assaut eurent 137 officiers hors de combat. Aussi à partir de ce moment, put-on les compter, ainsi que les 10 de l'avant-garde, comme inutilisables pour le reste de la journée. Pour dégager son infanterie, Frédéric appela à lui les premiers échelons de la cavalerie de Holstein, qui commencaient à déboucher de la forêt. Le régiment de cuirassiers Spaen, sous la conduite du colonel Dalvig, par ses charges vigoureuses et répétées, rétablit un instant la balance en faveur des Prussiens, mais il dut céder au choc des cavaliers de la réserve impériale qui entraient en scène. D'autre part, les dragons de Bayreuth tombèrent sur le flanc droit de la ligne autrichienne, y mirent le désordre et enlevèrent bon nombre de prisonniers, mais ils durent plier devant un nouveau renfort de cuirassiers que le général Pellegrini amena fort à propos. Il y eut également, à la droite autrichienne aux approches de Zinna, une mêlée où les Impériaux eurent l'avantage et où les carabiniers de O'Donnel enfoncèrent l'infanterie accourue à la rescousse et s’'emparèrent de 9 drapeaux.

Il était près de # heures. De l'aile gauche de l’armée royale, il ne restait en ordre que 11 bataillons appartenant pour la plupart au corps de Hülsen et les # bataillons qui avaient été attachés à la colonne de Holstein, et qui étaient encore en arrière. Sans doute, les Autrichiens avaient beaucoup souffert, mais dégagés par la retraite de la cavalerie prussienne, ils avaient eu le temps de reprendre haleine, tandis qu'il ne fallait pas songer à faire donner les 11 bataillons de Hülsen ; les soldats de ce général, déjà très éprouvés par le canon et la fusillade, découragés par les insuccès répétés de la journée, impressionnés

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par la défaite et par la fuite de leurs camarades, ne voulaient plus quitter la protection de la forêt, En outre, l'échec que venait d’essuyer le prince de Holstein avait découvert leur flanc gauche et les laissait fort exposés.

En effet, tandis que # régiments empruntés à la division luttaient du côté de Süptitz et à l’ouest du Robhrteich, le reste, fort de 23 escadrons, sous les ordres du prince, s’engageait à l'est du fossé du Zscheitschken-Graben, dans la direction de Zinna, avec le dessein de se porter sur le flanc droit des Autrichiens. Ce mouvement se heurta à l'obstacle infranchissable du canal; entre la cavalerie encore en colonnes et les fantassins ennemis se livra un combat de mousqueterie tout à l'avantage de ces derniers ; la confusion qui en résulta fut portée à son ‘ble par l'apparition, à l’est de Zinna, de la cavalerie : ‘ienne appuyée de deux pièces régimentaires qui tiraient à mitraille. En fin de compte, les escadrons de Holstein furent refoulés avec perte sur Neiden.

Ce recul et le désordre qui régnait dans le corps de Hülsen et la brigade Butzke paraissaient trancher le sort de la bataille, L'attaque principale des Prussiens avait été repoussée et l'aile gauche de l’armée royale complètement battue. Il était # h. 1/2, la nuit tombait; les unités désorganisées effectuaient leur retraite par la route de Dommitsch, sous la protection des 4 bataillons de Holstein qui n'avaient pris aucune part à l'affaire. Le Roi avait été obligé d'abandonner le champ de bataille et de céder le commandement au général Hülsen ; il avait recu une contusion occasionnée par une balle morte et serait tombé de cheval sans le secours de ses officiers d'ordonnance; il fallut l'emporter et, faute de place dans les maisons d’Elsnig encombrées de blessés, l’installer dans l’église de la localité.

Par une singulière coïncidence, le mème accident était arrivé au généralissime autrichien. Dans son rapport à

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