‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 7 sur 332 · COMBAT DE LANDSHUT · texte numérisé non relu

COMBAT DE LANDSHUT

aliers. viteur, change de langage. Il explique les raisons qui re- Le tardent son départ pour la Silésie, donne rendez-vous à rtes de Fouqué sous les nurs de Schweiïdnitz, puis, à la date des partie 29 et 23 juin, lui envoie l’actorisation de détruire les ouer et le vrages de Landshut et de battre en retraite sur Breslau. qué; la F Ces dépêches ne parvinrent pas au destinataire. e d'une L'affaire débuta (1) dans la nuit du 23, à deux heures valerie du matin, par un feu d'artillerie des plus vifs, dans lequel raite à les Autrichiens eurent bientôt le dessus. Sous le couvert |. mème 7 de la ranonnade, la première colonne de droite, conduite / par Laudon en personne, contourna les retranchements : PF. Dr0* prussiens, et en prit les défenseurs à dos pendant que les de l'as- J autres colonnes, dirigées par les généraux Müffling et compte Geisrugg, les abordaient de front. L’aile gauche prusu main- sienne, écrasée par le nombre, après un vaillant mais court a soirée effort, fut obligée d'abandonner ses tranchées ; un retour le, pour énergique du colonel Rosen fut repoussé et les Autriui allait chiens restèrent maitres de tout le Mummelberg et des Ja po- hauteurs avoisinantes. La résistance se prolongea queln front, que temps à la redoute du Thiemberg, mais elle fut emx côtés, portée ainsi que le faubourg de Rothkretscham. Ces ent tous succès obtenus, les généraux de l’Impératrice s'efforcèrent tiens ici de rétablir l’ordre dans les formations et de préparer l’asà retirer saut du Hirschberg et du Galgenberg, sur lesquels s'étaient échan- repliés les bataillons, fort maltraités, de la gauche prushweid- sienne; la cavalerie autrichienne franchit le Bober pour ée. Jus- ; interdire à Fouqué la retraite sur Schmiedeberg ou Kupfer- Tage: à berg, seule voie qui lui fût encore ouverte. l'extré- Au cours du combat que nous venons de décrire, Wolfersyale. » : dorf, à la tête de la gauche autrichienne, avait engagé avec pour se $ les Prussiens qui lui faisaient vis-à-vis, une action qui, à le Roi, 5 eux Ser-

(t) La description du combat est empruntée au volume III de l'ouvrage de l'État-major général prussien, publié en 1834, à Cogniazzo, à Janko, au rapport de Laudon (Archives de Vienne) et à Sodenstein, Feldsug von La Motte Fouqué. Voir la carie à la fin du volume.

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dessein, parait avoir été assez mollement menée; elle eut cependant pour résultat de forcer la garnison de Blasdorf à se reporter, avec perte, sur le Hahnberg ; un moment, les Autrichiens s’emparèrent aussi de ce mamelon, mais ils en furent chassés par un retour offensif des Prussiens que Fouqué avait renforcés. Wolfersdorf ne renouvela pas son attaque et se borna à faire passer le Bober à sa cavalerie, à l'effet d'agir sur les derrières de l'ennemi.

Il était à peu près # heures; de toutes les lignes qu’il occupait la veille, il ne restait à Fouqué que les mamelons qui s'étendent du Hahnberg au Hirschberg et la ville de Landshut; pour les défendre, en dehors des troupes déjà battues de ses deux ailes, il ne pouvait disposer, en fait de réserve, que de quatre bataillons et de quelques escadrons qui n’avaient pas été engagés. Pendant qu’on se préparait de part et d'autre pour la lutte suprême, les batteries autrichiennes, amenées sur les hauteurs conquises du Mummel, se joignirent à celles de Reich-Hennersdorf, pour couvrir d'une pluie de projectiles les débris du corps de Fouqué. Le combat recommença vers 6 heures; Laudon lança deux colonnes contre les retranchements prussiens : la première, qui devait assaillir de front le Hirschberg, échoua; la seconde fut plus heureuse; elle prit facilement possession de Landshut qui n’était défendu que par un faible détachement, déboucha derrière la colline et unit ses efforts à ceux de l’autre colonne qui avait renouvelé l’assaut direct. Les Autrichiens finirent par se rendre maîtres du Hirschberg, malgré la résistance désespérée des Prussiens et malgré les renforts envoyés par Fouqué du Galgenberg. Entre temps, Wolfersdorf avait repris l’offensive et s'était établi définitivement sur le Hahnberg.

Ce qui restait des soldats de Fouqué se groupa autour du général sur le seul point qui fût encore à eux, le Galgenberg. La lutte fut héroïque; au dire des auteurs prussiens, trois attaques furent repoussées, deux

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sommations de se rendre furent rejetées; enfin, vers 9 heures du matin, Fouqué tenta de sauver les débris de son corps d'armée en franchissant le Bober et en gagnant la route de Schreibendorf (1). IL était trop tard. A la vérité, Fouqué, avec quelques centaines de braves, put se fray ‘ un chemin à travers le bourg de Landshut jusqu’«u chemin de Reussendorf; les derniers survivants se formèrent en carré et tinrent tête aux premières charges; mais, cernés de tous côtés, fusillés par un bataillon wallon appartenant au corps de Beck, sabrés par les dragons de Lowenstein, ils succombèrent presque tous. Fouqué, blessé et pris sous son cheval, eût été achevé par les cavaliers autrichiens sans le courage de son fidèle serviteur Trautscke, qui lui fit un rempart de son corps. Enfin, le lieutenant prussien Franck et le capitaine autrichien Eichbeck le tirèrent des mains des soldats et le remirent au colonel de Voigt, chef du régiment des dragons de Lowenstein. Celui-ci lui offrit son cheval et comme Fouqué refusait en disant que le sang de ses blessures tacherait la selle et le bel équipement du colonel : « Je puis assurer Votre Excellence, répliqua-t-il, que mon harnais gagnera énormément en valeur d’avoir été arrosé du sang d’un héros. » Cet épisode fut presque le dernier acte de la bataille qui se termina vers 10 heures du matin.

De l’armée de Fouqué, il n'échappa que 12 à 1.500 hommes, appartenant à peu près tous à la cavalerie qui, au cours de la bataille, avait été envoyée sur la rive gauche du Bober; en l'absence d'officiers supérieurs, tués ou pris, le major Oustien prit le commandement et les mena à Breslau. Tout le reste, plus de 9.000 hommes, fut tué ou fait prisonnier; dans cette dernière catégorie, furent compris, avec Fouqué, les généraux Schenkendorf et Malachowski et quatre colonels. Dans son rapport, Laudon

(1) Village situé dans la direction de Schmiedeberg,

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