‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 71 sur 332 · TRÈVE ENTRE LAUDON ET GOLTZ · texte numérisé non relu

TRÈVE ENTRE LAUDON ET GOLTZ

fourrage de l'ennemi et marcha sur Ober Glogau où il parvint le 30; le 3 novembre, son quartier général fut transféré à Kunzensdorf, près de Neustadt; de là, il détacha Campitelli pour renforcer Wolfersdorf, resté aux environs de Schweidnitz.

Ainsi que nous venons de le voir, Goltz, rassuré par le départ définitif des Russes, s'était porté au secours de Kosel; en route il eut connaissance du mouvement de Laudon et gagna Breslau où il séjourna jusqu'au 12 novembre. A cette date, encouragé sans doute par la victoire de Torgau, il reprit l'offensive et forca Wolfersdorf à battre en retraite vers la frontière de Bohème, abandonnant aux Prussiens Landshut et Hirschberg. Campitelli, qui occupait cette dernière localité, se retira sur Lowenberg et Zittau. Laudon, sur l'appel de ses lieutenants, quitta le 16 novembre son camp de Kunzensdorf, franchit la Neisse et se posta près de Reichenstein et Wartha où il était à même de défendre les abords du comté de Glatz. Les deux adversaires étaient encore dans ces positions quand ils convinrent d'une trêve qui resterait en vigueur jusqu’à un délai de quatre jours après dénonciation. Les troupes de Laudon prirent leurs quartiers d'hiver dans le comté de Glatz, celles de Wolfersdorf dans le cercle de Küniggrätz en Bohème ; Goltz resta maitre de la Silésie montagneuse, y compris les petites villes de Hirschberg, Freiburg, Landshut et Frankenstein dont les armées rivales s'étaient disputé la possession peudant toute l’année. Les résultats ivsignifiants de cette fin de campagne où les Autrichiens se montrèrent aussi peu entreprenants que possible, doivent âtre attribués aux instructions timorées que la défaite de Torgau avait hspirées à la cour de Vienne, à la nécessité de remplacer en Lusace les troupes qui avaient renforcé Daun, enfin à la maladie (1) de Laudon.

(1) Montrozard à Choiseul, Wartha, 23 novembre 1760. Affaires Etrangères.

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En fin de compte, de leurs conquêtes des premiers mois, les Autrichiens ne gardèrent que la forteresse de Glatz et le territoire avoisinant. C'était une maigre compensation pour tant de vies sacrifiées, pour tant d’argent dépensé. Encore une fois, Frédéric avait été sauvé par les fautes de ses adversaires dont il avait su tirer le plus large profit.

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