SAINT-GERMAIN DEBOUCHE PAR DUSSELDORF
sions possibles de l'ennemi. C’est donc par Dusseldorf qu'il faudra déboucher. Deux points sont essentiels : « et je prie M. de Saint-Germain de ue rien négliger pour les exécuter : le premier qu'il se mette en mouvement le 17 avec toute sa réserve, et fasse en sorte que ce même jour ilsoit au moins à une marche de Dusseldorf sur le débouché qu'il préférera.…. Le second d’avoir pour but fixe de gagner le plus promptement possible Dortmund et de s’y placer de manière à masquer les débouchés de Luynen et de Hamm, à tenir Dortmund et de s'assurer du passage de la Roer, à Westotfen. Les moyens de parvenir à cet objet iorment la seconde partie du mémoire; je n'ai fait qu'indiquer ceux que j'imagine; M. de Saint-Germain est plus capable que personne de juger de leur possibilité ou d'en trouver de meilleurs; je ne puis là-dessus que lui laisser toute liberté, et pourvu qu'il arrive promptement au but, je ne pourrai qu'approuver tout ce qu'il aura jugé à propos de faire ».
Dans la lettre (1) qui accompagnait les instructions, Broglie avait ajouté un commentaire flatteur, où il faisait appel au zèle et à l'initiative de son licutenant : « Toutes les roues d'une machine devant agir de concert, et vous êtes une des principales et des meilleures de celleci, à l'égard des moyens que vous emploierez, ils sont à votre disposition et doivent changer suivant les circonstances; un général devant agir comme un voyageur qui, lorsqu'il trouve son chemin barré par quelque obstacle qu'il ne peut franchir, prend à côté dans les champs à côté du chemin dans lequel il rentre le plus tôt qu'il lui est possible et qu'il continue ensuite le plus exactement qu'il le peut afin d'arriver à son but. »
Conformément à ces indications, Saint-Germain fit passer le Rhin à son corps d'armée les 15 et 16 juin, fran-
(1) Broglie à Saint-Germain, Francfort, 11 juin 1760. Archives de la Guerre.
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