DESCRIPTION DES ENVIRONS DE MAXEN
nitz en longeant des prés marécageux avant de pénétrer dans cette dernière localité.
Examinons les mesures que les généraux autrichiens avaient concertées contre Finck. La première et la plus importante attaque partant de la région de Dippoldiswalda, devait suivre le chemin que nous venons de décrire; elle était confiée au corps de Sincère fort de 25 bataillons, 27 escadrons et d’un régiment de hussards, soit environ 19.000 hommes, et dirigée par Daun en personne. Au nord et du côté de l’Elbe, Brentano avec 6 bataillons, 5 compagnies de grenadiers, 12 escadrons et quelques Croates déboucherait entre Wittgensdorf et Tronitz, sur le flanc droit des Prussiens, tandis que le prince Stolberg, avec 7.000 hommes des Cercles, les prendrait à dos du côté de Burkhardtswalde et Weissenstein ; enfin Palfy et Kleefeld avaient mission de leur fermer la route de Dohna. En résumé, 35.000 Autrichiens ou Impériaux, appuyés d’une nombreuse artillerie, étaient : ffectés à un effort concentrique contre les 13 à 14.000 combattants et les 70 canons que Finck pouvait leur opposer.
Voyons maintenant les dispositions de ce général : Sur les mamelons qui constituent le Maxernberg et font vis-àvis aux collines de Hausdorf, il avait assigné une place à 5 bataillons et au gros de son artillerie; son aile droite, formée de 19 escadrons et de 3 bataillons, ces derniers postés sur les hauteurs de Schmorsdorf, faisait face à Brentano; un bataillon observait les débouchés de Weissenstein et gardait les bagages assemblés entre Maxen et Schmorsdorf. Platen, avec # bataillons et 13 escadrons, était en position aux abords de Reinhardsgrimma, et Wunsch, avec sa brigade de 5 bataillons et 3 escadrons, devait tenir tête aux Inpériaux de Stolberg et aux Autrichiens de Palfy.
De grand matin, le 20 novembre, Finck se rendit aux environs de Reinhardsgrimma et fit une reconnaissance des Autrichiens; comme rien ne bougeait dans ces pa-
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rages, il revint vers Rohrsdorf pour surveiller les agissements de Brentano. En route, il reçut de Platen des avis successifs que l'ennemi commençait à déboucher, que deux colonnes marchaient sur Reinhardsgrimma, qu’un feu assez vif s'échangeait entre ses tirailleurs et ceux de Sincère, enfin que des Pandours en nombre considérable se montraient près de Hirschbach et faisaient mine de lui couper la retraite. Finck lui envoya l’ordre de se retirer sur la première crête de hauteurs à droite (1) en descendant la vallée de Hausdorf, et d'y rejoindre le bataillon de Grabow qui y était déjà installé. Sur ces entrefaites, on apprit par des patrouilles lancées dans la région de Klein Rohrsdorf que, de ce côté aussi, la division Brentano se mettait en branle; mais, à en juger par l'attitude des cavaliers, qui n'étaient pas en selle, l'attaque n'était pas imminente, Finck fit aussitôt monter sur les collines de Maxen les cinq bataillons qui avaient été désignés pour ce poste; peu de temps après leur arrivée, la ligne fut renforcée par deux bataillons et par la plupart des escadrons de Platen appelés pour barrer la route aux coureurs autrichiens qui, de Hirschbach, avaient gagné les abords de Lungwitz. Pour défendre les hauteurs de Hausdorf, il ne restait plus que deux bataillons et les hussards du major Haugwitz qui, après avoir fait le coup de feu contre l'avant-garde autrichienne, s'étaient réunis à leurs camarades de l'infanterie. De Ploschwitz, le général Wunsch mandait que l’armée des Cercles avait ouvert la canonnade et que des partis ennemis dessinaient un mouvement sur Dohna. Les Prussiens allaient être assaillis de trois côtés à la fois, au sud-ouest, au nord et à l’est.
Aussitôt revenu de Plauen, Daun avait pris la direction
(1) Dans les cartes de l'époque toutes ces hauteurs portent le nom d'Hausdorf. D'après la carte de l'état-major, le sommet où Platen prit position doit être le Heideberg. Voir la carte à la fin du volume.
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