PRÉPARATIFS DES ANGLAIS CONTRE LE CANADA
>; il l'instant, à nous occuper de cette dernière qui d’accessoire offi- devint en réalité principale.
s la ; Une flotte considérable aux ordres de l'amiral Saunders, pro- à bord de laquelle était le général Wolfe, avait appareillé voir de Portsmouth vers le milieu de février; elle fit un séjour ati- prolongé à Halifax et à Louisbourg où furent embarquées » La ‘ les troupes destinées au siège de Québec. Saunders avait eur été précédé par l’escadre du contre-amiral Durell qui été s'était établie en croisière dans l'estuaire du Saint-Laurent. l'en Fort heureusement cet officier, parti seulement le # mai de ites Halifax, était arrivé trop tard pour intercepter le convoi ptte de France dont la capture eût singulièrement aggravé les que conditions précaires de la colonie; il s'empara toutefois de ; le | deux bâtiments retardataires sur lesquels il trouva des ur- cartes marines excellentes qui furent utilisées pour la navitre gation de la rivière.
… Au départ de Louisbourg, le 6 juin, la flotte anglaise ue comptait 22 vaisseaux de ligne et 5 frégates, escortant une été : foule de bâtiments de transport. Le corps expéditionnaire des | était commandé par le major général Wolfe qui s'était distingué au siège de Louisbourg et que le ministre Pitt lé- avait choisi malgré sa jeunesse (il n'avait que trente-deux )n- ans) et son peu d'ancienneté; sous lui servaient en quails lité de hrigadiers Monckton, Townshend et Murray. Les rée troupes se composaient de 10 bataillons d'infanterie ayant au : hiverné en Amérique, d'un corps d'élite connu sous le as- : nom de grenadiers de Louisbourg, d'infanterie légère, de ex- rangers, et d’un fort détachement d'artillerie, en tout la près de 9.000 combattants. En outre de sa division, au lée cours de la campagne Wolfe eut à sa disposition l’infans à terie de marine attachée aux vaisseaux, # compagnies du n- 62° Régiment adjointes aux « Marines » ({), #00 provinciaux ur al qui rejoignirent le 14 juillet, et les compagnies de débar-
(1) Infanterie servant à bord de la flotte anglaise.
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quement de la flotte qui furent employées comme artilleurs.
Comme instructions, Wolfe et Saunders avaient recu de Pitt la mission de prendre Québec; ce premier avantage obtenu et une garnison laissée dans la ville, les commandants des armées de terre et mer devaient remonter le Saint-Laurent et combiner si possible leur incursion avec Amberst qui assumerait la haute direction ; avant de rentrer en Europe, l'amiral devrait tenter quelque chose contre la Louisiane et spécialement contre le port de Mobile.
Dans sa correspondance intime, Wolfe se montre (1) aussi bien renseigné sur les moyens des Français que confiant dans le succès de son entreprise. « Les troupes régulières au Canada comprennent 8 bataillons de vieille infanterie, à peu près #00 par bataillon, #0 compagnies de troupes coloniales, 40 hommes par compagnie, Ils peuvent rassembler 8 à 10.000 Canadiens et peut-être 1,000 Indiens. Comme ils sont attaqués du côté de Montréal par un ennemi fort de 12.000 combattants, il leur faudra diviser leurs forces. » Il compte avoir affaire à Québec à une armée à peu près égale à la sienne. Quoique l'effectif dont il dispose soit inférieur à ce qui lui avait été promis, il a toute satisfaction au point de vue de la qualité, à l'exception des rangers, « les plus mauvais soldats du monde », et des officiers du génie qui sont « médiocres et n'ont pas d’expérience. » Il dépendra de la marine de s'assurer la suprématie sur le Saint-Laurent, en amont et en aval de Québec. « Si je trouve l'ennemi fort, entreprenant et bien commandé, j'agirai avec la plus grande circonspection et prudence et je laisserai à M. Amherst le temps de profiter de sa supériorité. Si l'ennemi est timide, faible et ignorant, nous le pousserons avec plus de vivacité pour pouvoir donner la main au général en chef avant la fin de l'été, »
(1) Wolfe à son oncle. Louisbourg, 19 mai 1759. WrigAl's life of general Wolfe.
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