OPPOSITION DU CONSEIL AU DÉ®ART DE D'ACHÉ
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‘acre, 180 soldats qu'il avait à bord, et enfin, sur les représentations qui lui furent faites... quelques caisses de
N possi- piastres. » Cela fait, il annonca son intention de reprendre | l'esca- le lendemain le chemin de lle de France, On peut s'ima- { en rade giner l'émotion que souleva cette communication; le Con- Î ttre ses seil supérieur se réunit et cette fois, Lally, Leyrit et ses | tait au collègues, oubliant leurs dissentiments, se trouvérent d'acde re- cord pour faire revenir d'Aché sur sa décision, Dans une »s cette lettre signée de tous (1) on exposait le danger d'aban- | À l'idée donner la mer aux Anglais et les conséquences de cette 34 où il fit L désertion, on rassurait le chef d'escadre sur les risques 4 le jour d'une nouvelle bataille que l'ennemi, à moitié écrasé, 14 , venu serait incapable de livrer; on lui promettait tout ce dont 11 s, dont il avait besoin pour réparer ses vaisseaux, on l'engageait { | l'oupes. à hiverner sur la côte de FEst (probablement Ceylan) ou (l ourdes; encore inieux dans le Gange, au lieu de s'exposer à mourir 1 t 11 of- de faim à l'Ile de France. L'on faisait appel à son patrio-
les qua- tisme pour le salut de la nation: enfin, on le déchargeait de « tout accident, inconvénient où malheur qui pourraient résulter pour sa flotte de son séjour à cette côte ».
D'Aché ne voulut rien entendre et, après avoir consulté ses capitaines, mit à la voile le 17 septembre, deux jours
ceux de
blessés,
ons de Zodia-
fut fort apr. son arrivée, Si l'on doit en croire les explications ser 700 contes au mémoire qu'il produisit au procès de Lally,
ombat, ais: «1 le dessein de remonter la côte et de faire une tentative pour recouvrer Masulipatam, qui n'était oceupé que par une faible garnison anglaise. Toutefois ilne parait pas avoir soumis ce projet aux autorités de la colonie,
A Pondichéry, on essaya un dernier effort pour retenir la flotte; le jour même de son appareillage, un « conseil national, » formé du commissaire du Roi, du gouverneur,
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de l’es- des officiers supérieurs de l'armée, des principaux ecelé-
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(1) Représentations faites par le Conseil supérieur, 16 septembre 1759. Mémoire de d'Aché. Pièces justificatives.
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siastiques et notables de la ville, rédigea à l'adresse de d'Aché et des capitaines de l'escadre une protestation (1) « contre votre départ précipité, vous déclarant seul res ponsable de la perte de cette colonie. Il a été délibéré en conséquence, qu'il en serait porté des plaintes au Roi et au Ministre pour en demander justice, la Compagnie n'ayant jamais eu d’autres objets en demandant des vaisseaux au Roi, que celui de sauver ces établissements au risque de ces mêmes Vaisseaux. »
D'Aché était déjà à 12 ou 13 lieues au large quand il reçut la note du Conseil: il n'osa pas encourir la responsabilité d'un refus et revint à son mouillage qu'il quitta peu de jours après pour répondre à la bravade de Pocock. Au fond, ni celui-ci, ni le Français n'avaient grande envie de renouveler l'expérience du 10; aussi se séparèrent-ils bientôt pour gagner le premier Madras, le second Pondichéry. Le 28 septembre, d’Aché descendit à terre malgré sa blessure « pour savoir une bonne fois pour toutes ce dont M. de Lally avait besoin »; .: y conféra aussi avec Leyrit et Bussy et, après quelque résistance, consentit à débarquer un supplément de munitions et un renfort de 500 blanes. Le 1°" octobre, l'escadre mit définitivement à la voile pour l'Ile de France où elle parvint sans accident; elle emportait avee elle le chevalier de Soupire et quelques officiers rappelés en France par ordre de la cour et par mesure d'économie. Au moment de lever l'ancre, ces derniers eurent la satisfaction d'apprendre l’un des derniers succès remportés aux Indes pendant 1» guerre.
Purant l'été de 1759, les deux armées étaient restées en observation : les Français à Arcot, Gingée et Vandavachy (Wandewash), les Anglais à Conjeveram. Une des ‘auses de cette inactivité était l'absence des chefs; Lallv,
(1) Lettre du Conseil national à d'Aché. Pondichéry, 17 septembre 1759. Mémoire de d’Aché. Pièces justificatives.
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