‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 233 sur 303 · EXPISÉ DE LA POLITIQUE DE CHOISEUL · texte numérisé non relu

EXPISÉ DE LA POLITIQUE DE CHOISEUL

permanente. L'Impératrice peut mourir, ses enfants peuvent penser différemment d'elle, au lieu que la maison de France régnera, j'espère, toujours en France en Espagne et à Naple', et son intérêt véritable ne sera jamais de se désunir. Nous connaissons que la cour de Vienne, n'a ni d'autre but, d'autre pensée, d'autre pression que celle d'écraser le roi de Prusse et qu'elle saurait tranquillement sacrifier à cet objet toutes les possessions de ses alliés. Nous sentons qu'après celte guerre, le roi de Prusse étant écrasé, la maison d'Autriche pourrait reprendre ses liaisons avec l'Angleterre et un ton avec les puissances de l'Europe, qui ne nous conviendrait pas plus qu’à l'Espagne. C'est d'après toutes ces réflexions qui auraient été aussi bonnes il y a trois ans qu’à présent, mais auxquelles il faut revenir, que nous connaissons parfaitement que le roi de Prusse est assez abaissé et qu'il n'est pas de notre intérêt que ce prince le soit totalement. » Pour le sauver d’une ruine complète, «il n’y a pas d'autre moyen que celui d'engager l'Angleterre à faire sa paix séparée avec la France par la médiation de l'Espagne. » A l’appui de cette assertion, Choiseul tient le raisonnement suivant : « Lorsque l’on conrait l'esprit qui gouverne la cour de Vienne, ce serait s’abuser d'imaginer que l’Impératrice mettra bas les armes volontairement avant l'entière destruction du roi de Prusse. Il serait dangereux en même temps pour la France d: vouloir forcer cette princesse à la paix. » Ces prémisses posées, voici la conclusion

« Après avoir étudié toutes les façons possibles de parvenir à réconcilier la Prusse et l'Autriche, nous avons cru que notre paix avec l'Angieterre une fois faite, ou les préliminaires arrèlés à Madrid, le Roi et le roi d'Angleterre unis à l'Espagne dans un congrès, auraient une force coactive pour déterminer l'accommodement de l'Allemagne, d'autant plus facilement que... le Roi consentait, dès que les préliminaires avec l'Angleterre seraient signés, à

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