‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 234 sur 303 · LE (1 | LA · texte numérisé non relu

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retirer toutes ses troupes d'Allemagne. Dans cette situation, le roi de Prusse sans doute ne se refusera pas à la paix. Il ne restera que l’Impératrice à persuader, et elle ne pourra pas résister à l'influence de l'Espagne, de la France et de l'Angleterre, qui s’uniraient pour procurer la paix à l'Allemagne. » Au contraire, le congrès proposé par l'Angleterre et la Prusse serait nuisible aux intérêts de la France qui, durant les négociations, perdrait le reste de ses colonies, tandis que l'Autriche poursuivrait sur le continent ses succès sans se soucier du sort de son allié.

A la lecture de cette dépèche, où se révèle la pensée intime de Choiseul, on découvre le germe du pacte de famille et la volonté de recouvrer, vis-à-vis de l'Autriche, une indépendance que ses prédécesseurs avaient sacrifiée en signant les traités de 1756 et de 1757, cet que restreignait encore la convention plus récente, dont il était luimème responsable.

Aucune réplique ne fut faite par la cour de Madrid à la note déclinatoire de Pitt, et il ne fut plus question, tout au moins à Londres, de l'intervention pendant les premiers mois de 1760. Par contre, Choiseul eut grand soin de communiquer au roi Carlos toutes les phases des pourparlers de La Haye, de le consulter sur la suite à donner aux ouvertures anglaises, et de lui soumettre le projet de réponse des puissances alliées à la déclaration pacifique des rois d'Angleterre et de Prusse. Conséquent avec le système dont il avait fait l'exposé à Ossun, le ministre de Louis XV ne manque pas une occasion de cultiver les bonnes dispositions du nouveau souverain, et d’envenimer la blessure qu'infligent à l’amour-propre royal les mauvais procédés de la marine britannique et le refus mal déguisé de ses bons offices pour le rétablissement de la tranquillité mondiale.

Selon toute probabilité, les sentiments de suspicion manifestés par la cour de Vienne au sujet de la médiation

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