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avec la maison d'Autriche : « L'alliance avec l'Impératrice, qui nous a coûté tant d'hommes et tant d'argent, ne peut devenir utile à la France qu'autant qu'elle sera durable et solide à la paix; et elie ne peut être durable à cette époque qu'autant qu'en évitant de donner aucun soupçon sur notre bonne foi, nous aurons raintenu nos traités avec exactitude. il faut que nous sonzions que le roi de Prusse mourra et avec lui la puissance prussienne ; mais la puissance autrichienne n'est pas prête à s’éteindre, et si nous ne la ménagions pas, sans cepeadant lui laisser prendre trop d’empire, elle pourrait aisément reprendre ses anciennes liaisons et devenir notre plus cruelle ennemie. » Comment travailler à la pacitication de l’Europe sans froisser Marie-Thérèse? Voici la solution inventée par le ministre de Louis XV : « La Russie n’a point ces inconvénients à craindre. Je me suis aperçu, pendant mon ambassade auprès de l’Impératrice , que la cour de Vienne lui est entièrement subordonnée. La raison en est simple : La maison d'Autriche a beaucoup à espérer de la cour de Pétersbourg, et la Russie n’a rien à craindre et peu de chose à espérer de la cour de Vienne. C’est dans cet état, Monsieur, que l’Impératrice de Russie peut entreprenûre, si réellement elle désire la paix, de jouer ie rôle de médiatrice armée entre l'Impératrice-Reine et le roi de Prusse. C’est elle qui peut sans crainte faire connaitre à Vienne ses dispositions pour la paix, en mème temps qu'en menaçant de ses armes elle ferait parvenir ses sentiments au roi de Prusse. Elle seule peut s’acquérir, dans cette médiation, ei en faisant conclure la paix sous ses auspices, la gloire la plus convenable à sa dignité. »
Cette conceplion ingénieuse qui fait honneur à la fertilité d'imagination de l'homine d'Étot, avait le grave défaut d'être fondée sur deux erreurs capitales, Trompé par le bruit de prétendus pourparlers engagés enire Pétersbourg et Loudres par l'intermédiaire de Copenhague,