‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 250 sur 303 · CHAPITRE IX PROPOSITION D'UN CONGRÈS DE PAIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX PROPOSITION D'UN CONGRÈS DE PAIX

DÉCLARATIONS DES ROIS D'ANGLETERRE ET DE PRUSSE. — NÉ- GOCIATIONS ENTRE LES COURS DE VERSAILLES, VIENNE ET PÉTERSBOURG AU SUJET DE LA RÉPONSE. — CONTRE-DÉ- CLARATION DES PUISSANCES ALLIÉES. — CONVERSATIONS DE LA HAYE. — DÉMARCHE DE FROULLAY. — RUPTURE DES POURPARLERS. — POLITIQUE DE CHOISEUL.

Avant d'aborder le récit de l’appet pacifique dont les rois de la Grande-Bretagne et de Prusse prirent l'initiative vers la fin de 1759 auprès des cours belligérantes, il convient de passer une revue rapide de la situation intérieure de l'Angleterre et d'examiner les raisons qui déterminèrent l'action commune des deux puissances.

Si nous traversons la Manche, nous trouvons, à un moindre degré d'intensité qu’en France, les memes préoccupations financières et, au moins dans une fraction du cabinet britannique, la même envie de mettre fin à la lutte. Pitt dont l'autorité grandissait chaque jour, tout à la poursuite de la guerre , se réservait l’organisation et la surveillance des expéditions qu'il aimait à lancer contre le territoire ou contre les colonies de la France: il s'en remettait volontiers à ses collègues du soin de lui fournir les fonds nécessaires pour ses entreprises. Très longtemps adversaire invétéré de la coopération des troupes anglaises en Allemagne, il avait fini par se laisser convaincre et était devenu peu à peu, au sein du gouvernement, l'avocat le plus zélé des

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