PROJET DE CONGRÈS
lande, cert avec lui l'initiative d'un congrès où seraient posées les rendre bases d’une paafication générale. Les raisons que donne ràun l'écrivain en faveur de son projet sont à citer : « Une islis. » pareille démarche, à laquelle nous sommes assurés qu'on sse de se prêterait ici avec plaisir, empècherait non seulemei:t >rand- des ouvertures de paix précipitées et mal dirigées, mais Ita (1) elle barrerait aussi le chemin à toute négociation clanesseur destine, en établissant un congrès formel qui s’ouvrirait udrait d'un commun accord avec Votre Majesté, et qui serait, e des- Sire, une preuve manifeste de la continuation de votre battait intimité avec l'Angleterre. Toutes les propositions qui rant la seraient faites dans une pareille assemblée seraient pesées a paix mürement et résolues dans le conseil du Roi, et le chevalier Pitt, dont la droiture et le zèle pour les intérêts de dance Votre Majesté se sont manifestés en tant d'occasions, joueept ne rait dans une pareille négociation le rôle que la supérioipport rité de ses talents et la confiance que la nation a placée lègue en lui, doivent nécessairement lui assurer... Le duc de abinet Newcastle, voyant ses vœux remplis, n'aurait aussi aucun sir de motif pour renouveler son manège el ses intrigues, et il y ont les a apparence qu'il y aurait alors dans le ministère la plus aspire grande unanimité. Un pareil événement disculperait aussi outre, le chevalier Pitt du reproche qu'on lui fait d'être le proà faire moteur de la guerre, et, pour peu que les propositions secrète des cours opposées fussent déraisonnables et contraires au es en- génie de la nation, elle en deviendrait plus ardente que t pré- jamais pour le soutien de la guerre. » ns au Frédéric sut apprécier l'opportunité du respectueux tache- conseil de ses représentants, et rédigea pour son onele un a cour billet (1) où il prenait texte des considérations dictées par en en- « l'humanité et le bien du genre humain » et du désir de le con- mettre fin à « une guerre onéreuse et sanglante » pour ap- 1. 32893.
ondance (1) Frédéric à Gecrge, Reich-llennersdorf, 20 juin 1759. Correspondance
politique. XVII, p. 341.
sl ME ETS RE SE ' 1:17 meme esse mne ee open remenediee-S = 27
puyer l’idée de Knyphausen; il s'agirait de « déclarer conjointement aux ‘puissances ennemies qu'on était disposé à Londres et à Berlin à l'ouverture d'un congrès dans lequel on pourrait se concerter sur les moyens les plus propres à établir une paix honorable et utile à toutes les parties belligérantes. » Le roi George n'était partisan que d’une solution qui lui procurerait des avantages territoriaux; aussi sa réponse (1) fut-elle concue en termes dilatoires : « Je souhaite avec impatience que des succès heureux et assez considérables nous mettent en état d'offrir la paix à nos ennemis, mais une paix sûre et honorable qui fasse oublier à nos sujets leurs souffrances. »
Le 20 juillet, un conciliabule eut lieu entre les principaux membres du cabinet de Saint-James et les envoyés prussiens Knyphausen et Michel. Ces derniers développèrent au nom de leur maitre le projet suivant : des lettres signées des deux souverains, dans lesquelles ils se proclameraient favorables à la réunion d’un congrès, seraient expédiées au général Yorke et à Hellen, résident prussien à La Have, qui seraient chargés de les remettre aux ministres de France, d'Autriche et de Russie; mais le paquet contenant ces communications ne serait ouvert que sur l’ordre des cours d'Angleterre et de Prusse. Après discussion, et sans se prononcer sur le fond, on convint d'ajourner la décision. Newcastle, qui rend compte (2) de la conférence A son ami Hardwicke, s'était attendu à des objections de Pitt et à une opposition sérieuse du roi George. Le premier avait probablement concerté l'affaire avec Knyphausen, aussi se borna-t-il à quelques observations sur le texte de la déclaration. Quant au monarque, qui n'était pas dans le secret, ilne dissimula passa manière de voir : «Sa Majesté a traité notre entretien avec les ministres prussiens, à l'ef-
(1) George à Frédéric, 3 juillet 1759, Newcastle Papers, vol. 32892. 2) Newcastle à Hardwieke, 21 juillet 1759. Newcastle Papers, vol, 32893.
clarer it diss dans s plus toutes rtisan es terermes succès t d'ofhono- 1ces. »
princi- AvOvés loppèlettres proclaraient ssien à nistres t conr l’or- 1SSion, rner la érence ons de e prephaue texte hs dans lajesté à l'ef-