‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 258 sur 303 · REMISE DE LA DÉCLARATION AUX MINISTRES ALLIÉS · texte numérisé non relu

REMISE DE LA DÉCLARATION AUX MINISTRES ALLIÉS

déter- Aussitôt saisi de la déclaration anglo-prussienne qui

jet de arriva à La Haye le 25 novembre, le prince Louis (1) entra

ünch- en rapports avee les envoyés des puissances belligérantes:

avait le jour mème, il leur fit une visite individuelle, les con-

, tout voqua le soir chez leur collègue russe retenu par la ma-

1 que ladie dans sa maison de Ryswick et leur remit la pièce

en des contre accusé de réception. Les trois ministres manifesté-

g'ocia- rent leur satisfaction de la démarche et, tout en réservant

térèts l'avis de leurs gouvernements, firent espérer une solution

le son favorable. De tous, l'ambassadeur français Affry se mon-

r Pitt tra le plus content; il alla même jusqu'à informer le

ivaise prince « que sa cour avait grand besoin de la paix; qu'il

nous ne dirait pas que la sortie du maréchal de Conflans était

> pro- leur dernier effort, mais qu'il devait avouer que c'était l'un

avait de leurs derniers, il était convrincu que la proposition

> dé- plairait et serait considérée comme acceptable, » Peu de

> paix jours après, une lettre de Choiseul en date du 1° décem-

n'o- bre apprenait au prince Louis (2) « que S. M. allait se

on. » concerter avec ses alliés sur les termes de la réponse,..…….

légè- que d'avance Elle croit pouvoir assurer qu'ils ne seront

con- pas moins sincèrement disposés, que S. M. l'est elle-même,

lt sur à se prèter aux moyens qui seront convenables pour par-

inion venir au rétablissement du repos public ». La dépêche de

e son Vienne, qui ne parvint à La Haye qu'après un intervalle

quisi- de trois semaines, fut beaucoup plus sèche (3); pas une

d’en- phrase polie, pas un mot de Kaunitz, un simple recu signé

> fus- d'un chef de bureau annonçant que le cabinet de Vienne

ssien, ( s’entendrait avec celui de Pétershourg.

, qui En fait, la teneur de ces notes reflétait assez exac- ! il

dont : tement les sentiments des gouvernements à l'égard de fr, 1

mois :

)pro- (1) Yorke à Holdernesse, La Haye, 27 novembre 1759. Record Office. À

dres. Prince Louis à Holdernesse, 25 novembre 1759. Record Office. f (2) Note écrite par le prince Louis en présence d'Affry, 4 décembre 1759. '

dance Record Office. #

(3) Yorke à Newcastle, 21 décembre 1759. Newcastle Papers, 32900,

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la proposition inattendue qui leur était faite. Choiseul, malgré les réserves dont il aura soin d'entourer son adhésion, devait accueillir avec plaisir tout moyen de sortir de l'impasse dans laquelle étaitengagée la France; au contraire, l'Impératrice-Reine et son alliée la Tzarine, fières de leurs derniers succès, plus acharnées que jamais à la ruine du roi de Prusse, voyaient d'un très mauvais œil toute tentative pour interrompre une guerre dont ii poursuite devait leur permettre de récolter le fruit de leurs eflorts passés

Toutefois, il était impossibie d’opposer aux ouvertures de La Haye un refus que l'opinion publique eût jugé très sévèrement. Avec une rapidité qui n'était guère dans ses rabitudes, la chancellerie de Vienne prépara un projet de contre-déclaration (1) qu'elle communiqua aussitôt aux souvernements amis en commencant par celui de Pétersbourg. Dans cette pièce, les puissances alliées exprimaient leur désir de « {terminer les guerres qui subsistent déjà depuis quelques années entre l'Angleterre et la France,

un côté, et S. M. Prussienne, la maison d'Autriche et S. M. l’Impératrice de Russie, d'autre part », et se déclaraient prêtes à envoycr des plénipotentiaires au congrès proposé. A cette acceptation était attachée la seule restriction que les hostilités ne seraient pas suspendues «pendant toute la durée des négociations. » Le comte de Choiseul fut un des premiers à avoir connaissance du document; sa correspondance manifeste quelque surprise de l’&dhésion si prompte d'un gouvernement qui s’est toujours montré partisan de là guerre à outrance : (Il ne m'a pas été possible (2) de déméler au juste si M. de Kaunitz est bien aise ou fâché de la proposition de nos ennemis, ou plutôt

(1) Projet de contre-déclaration de l'Impératrice-Reine, Affaires Élrangères, Autriche.

(2) Comte de Choiseul au Duc, 14 décembre 1759, Affaires Etrangères. Autriche.

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