‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 260 sur 303 · CARE · texte numérisé non relu

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des affaires étrangères, avant mème d'en communiquer le texte à ses collègues du Conseil, appela Starhemberg à en conférer avec lui. Tous deux tombèrent d'accord (1) pour considérer l'ouverture comme une comédie et un piège (Glüsse Verstellung und heimliche Finesse) ; il était impossible de la repousser, mais il ne fallait pas s’y laisser prendre; surtout était-il indispensable de ne pas mêler, à la discussion qui allait s'engager, la question bien distincte de la médiation. Dans un mémoire rédigé de la main du ministre, daté du 2 décembre et postérieur par conséquent de deux jours à la conversation dont Starhemberg rend compte, nous trouvons exposées les raisons qui ont dicté la conduite du Roi. L'auteur du document débute en se demandant (2) quelles considérations avaient inspiré l'initiative inattendue prise par l'ennemi et répond en énumérant quatre motifs probables : crainte d'une intervention armée de l'Espagne; nécessité de délivrer du poids de la guerre les princes protestants de l'Allemagne ; satisfaction à donner à une fraction de l'opinion en Angleterre; désir sincère de mettre fin aux hostilités. Selon les vraisemblances, l'invention d'une conférence dont on offrirait sans doute la présidence au roi d’Espagne n'avait d'autre but que de trainer les affaires en longueur. « On sait qu’un congrès n'est pas toujours un acheminement à la paix, mais l’on connait par expérience qu'il est bien difficile qu'il ne soit pas un sujet de refroidissement entre les alliés et d’éloignement pour les médiateurs. La guerre continuerait sur terre et sur mer pendant le congrès; les Anglais se flattent que ce sera avec succès contre les possessions francaises; le roi de Prusse espère que du moins il la soutiendra avec l'armée d'Hanovre sans perte, et que le Roi

(1) Starhemberg à Kaunilz, 30 novembre 1759. Archives de Vienne. (2) Mémoire rédigé de la main du Duc pour l'Impératrice, 2 décembre 1759. Affaires Etrangères.

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