DESCRIPTION DU CHAMP DE BATAILLE
REPEERS Essayons de décrire le champ de bataille (1) où allaient orps de se rencontrer les armées rivales, et plaçons-nous, pour 7e ande l'étude des lieux, sur le Wittekinds-Berg où a été érigée la f plus à statue colossale de l'Empereur Guillaume. A nos pieds, le génie les villages de Barkhausen et Bülhorst, autour desquels ssez fa- les Français étaient campés le 31 juillet; vis-à-vis de nous, > à trop à quelque distance, se découvrent les bastions de Minden > permet transformés en promenades ombragées. Plus près vers la LE Lu gauche, le marais de Minden aménagé en prairies, coupé HESUESE par des digues plantées d’arbrisseaux; l'aspect des lieux
| laisse deviner des difficultés de traversée qui, très séettre lin rieuses encore à l'heure présente, le rendaient infranchisue tout le sable à l’époque de l’action. Au delà, le village deKahlen, D'Mene- entouré de plantations qui s’égrènent jusqu’au marais. prendre A la sortie de la zone marécageuse, un rideau de végétation Eo forcé crayonne le cours du ruisseau de Bastau qui sert de fossé position aux vieilles fortifications de Minden avant de se jeter dans
est vrai,
le Weser. Au-dessous de nous, à droite, le fleuve s'échappe utter en
du défilé de Porta-Westfalica après s'être frayé un passage
réussis, entre les Wiehen Gebirge, sur l'extrémité desquels nous }, à éta- Ex nous tenons, et les Weser Gebirge qui leur font face; puis, or. Pres suivant un chenal à peu près direct, il sépare Minden de ou de son faubourg de la rive droite et disparait à l'horizon sous #4 autre la feuillée sombre du Heisterholz. Plus loin que la ville, l'y réus- entre elle et Hahlen, s'étend la plaine ou bruyère de Minden, boucher Li: aujourd’hui cultivée dans presque toute son étendue, par- FM Dar semée de maisons, de jardins, de bosquets qui obstruent ne qu'il la vue et empêchent de distinguer les hameaux de Maul- ; grand beerkamp, de Steiimer et de Kutenhausen dont nous rdinand aurons à parler dans le récit de la bataille. En 1759, le issant à terrain, beaucoup plus ouvert aux abords de l'enceinte, orps de
(1) Voir la carte à la fin du volume. Le récit de la bataille est tiré des rapports de Contades et de Broglie, des lettres d'officiers (Archives de la Guerre), des rapports du prince Ferdinand, des dépositions au conseil de
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se revêtait à trois ou quatre kilomètres du glacis de Minden d'un fouillis de haïes et de vergers. Derrière cette barrière de verdure les grands bois qui empriscnnent le plaine de toute part s’estompent au fond du tableau. Du pied du glacis, le sol monte en pente presque insensible jusqu'à une crète de faible relief, assez élevée cependant pour dérober des mouvements de troupes au regard de l'approchant. Du côté de Stemmer, le point culminant se discerne entre le moulin et le cimetière du hameau; près de Hahlen, sur la route qui conduit aujourd’hui au champ de manœuvres, un petit mamelon dépasse le voisinage de deux à trois mètres de hauteur. En résumé, une contrée plate, sans accidents importants, assez favorable à l'emploi de la cavalerie.
Le village de Hille où le prince Ferdinand avait son quartier général, est situé sur le bord du marais de Minden à environ six kilomètres en amont de Hahlen; quant à Todtenhausen ou Thonhausen qui, dans quelques récits, donne son nom à la bataille, c'est un village adossé à la forêt d'Heisterholz, qui le sépare de la ville de Petershagen; il se trouve un peu en arrière de Kutenhausen et à faible distance du Weser.
Tandis que les Français, leurs flancs appuyés aux murs de Minden à droite, à la montagne à gauche, leur front couvert par le marais, paraissaient bénéficier d’une position à peu près inaccessible, la ligne des confédérés, très étendue, semblait plus vulnérable. Le corps de Wangenheim à Todtenhausen était bien loin du quartier général de Hille. Ne serait-il pas possible de l’écraser avant que le gros püt venir à son aide? Telle fut la pensée de Contades et l’idée dominante qui inspira ses conceptions. Voici en quels termes l’ordre général (1) définit la tâche de la droite française, chargée de l’action décisive : « La réserve de M. le duc de Broglie fera la droite de tout, 5e
(1) Ordre d'attaque. Minden, 31 juillet 1759. Archives de la Guerre.
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